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LFR : le CNDES dénonce les menaces de blocage de PASTEF et met en garde contre un « sabotage institutionnel »



Le président du Conseil national des dirigeants d’entreprises du Sénégal (CNDES), Birane Yaya Wane, exprime son inquiétude face aux menaces de blocage de la Loi de finances rectificative (LFR) par les députés de PASTEF. Cette réaction intervient après l’annonce d’Ousmane Sonko, leader du parti et de la majorité parlementaire, selon laquelle les députés de sa formation ne voteraient pas le texte.

Dans un communiqué, Birane Yaya Wane fait part de sa « profonde indignation » face à ce qu’il qualifie de « chantage politique inacceptable auquel se livrent les députés du groupe parlementaire PASTEF ».

Selon lui, en menaçant de bloquer le vote de la LFR, ces élus « choisissent délibérément la stratégie de la terre brûlée et du sabotage institutionnel, au mépris le plus total de l’intérêt supérieur de la Nation ».

Le président du CNDES estime que cette situation intervient dans un contexte économique et social particulièrement difficile pour les Sénégalais, marqué notamment par la précarité, la cherté de la vie et de nombreuses urgences sociales.

« Bloquer la LFR, c’est asphyxier directement les ménages sénégalais en gelant les mécanismes de soutien indispensables à leur survie au quotidien », affirme-t-il.

Birane Yaya Wane s’inquiète également des conséquences d’un éventuel blocage sur le secteur privé national, qu’il décrit comme déjà fragilisé.

Selon lui, l’absence d’ajustements budgétaires nécessaires risque de freiner l’investissement public et d’affecter la confiance des partenaires économiques.

« Nos entreprises n’arrivent plus à créer de la richesse, à générer des emplois pour notre jeunesse désœuvrée, ni à produire la moindre valeur ajoutée », déplore-t-il, estimant que ce blocage « condamne le tissu économique à une faillite programmée ».

Le CNDES appelle les députés de PASTEF à revoir leur position

Dans son communiqué, le président du CNDES considère que l’Assemblée nationale ne doit pas devenir un espace de confrontation entre intérêts partisans au détriment des préoccupations des populations.

« La représentation nationale ne saurait être le théâtre d’intérêts partisans étriqués et de règlements de comptes politiques, au détriment de la survie de tout un peuple », soutient-il.

Il condamne ainsi ce qu’il considère comme une tentative de « prise en otage de l’économie sénégalaise » et appelle les députés de PASTEF à revenir sur leur position.

« Cette attitude incompréhensible des députés de PASTEF face à la Loi de Finances Rectificative (LFR) s'apparente à un sabotage politique cynique qui sacrifie l'intérêt national sur l'autel de calculs partisans mesquins », assène-t-il. 

En choisissant l'obstruction systématique plutôt que la responsabilité républicaine, Birane Yaya Wane souligne que ces « parlementaires tournent délibérément le dos à un peuple sénégalais en détresse et enfoncent un peu plus un secteur privé déjà à l'agonie ».  

Enfin, le responsable patronal estime que le refus annoncé de voter la LFR relève d’une « irresponsabilité manifeste et coupable face aux urgences économiques et sociales du pays ».

« L'histoire et les électeurs retiendront que, face à la crise, ces élus ont préféré la paralysie institutionnelle au salut des populations qu'ils prétendent défendre », a-t-il conclu. 

Moussa Ndongo

Mardi 20 Octobre 2026 - 19:20


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