« Ce type d'abus de la sécurité national et du pouvoir d'État pour réprimer des firmes chinoises ne respecte pas les règles du marché et en viole la logique », a déclaré un porte-parole du ministère chinois du Commerce dans un communiqué cité ce samedi par le quotidien officiel chinois Global Times. La Chine, a précisé le ministère, « prendra les mesures nécessaires pour sauvegarder résolument les droits et les intérêts légitimes de ses entreprises ».
De son côté, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a accusé le président sortant Donald Trump de « démarrer un nouvelle guerre froide ». « Nous espérons que la prochaine administration américaine reviendra à une approche plus rationnelle, reprendra le dialogue avec la Chine, restaurera la normalité dans les relations bilatérales et recommencera la coopération », a encore lancé Wang Yi dans une interview à l'agence Chine Nouvelle.
Soutien à l'armée et au renseignement chinois
L'argent est le nerf de la guerre, qu'elle soit technologique ou économique. Pour Washington, il n'est plus question de permettre aux entreprises chinoises de profiter des capitaux américains pour se développer lorsqu'elles sont contrôlées par l'État chinois et travaillent pour le secteur de la défense, souligne Olivier Rogez, du service Économie de RFI.
Les trois géants des telecoms que sont China Mobile, China Telecom et China Unicom sont justement soupçonnés d'être obligés de soutenir le complexe militaro-industriel et les activités de renseignement de Pékin. Elles seront donc littéralement chassées de Wall Street où elles pouvaient jusqu'à présent lever des fonds. Stratégie de repli
Certaines de ces sociétés étaient pourtant inscrites de longue date à la cote américaine - depuis 1997 pour China Mobile. Les trois entités contrôlées par l'État chinois s'étaient préparées à la mesure et ont renforcé leur présence financière à la bourse de Hong Kong. Une stratégie de repli également adoptée par des géants comme Alibaba ou Baidu, car le décret Trump n'est pas la seule mesure visant les entreprises chinoises aux États-Unis.
Cet automne, les élus américains ont adopté une loi renforçant les exigences de transparence pour les sociétés étrangères, dans le but d'exclure les entreprises chinoises aux pratiques comptables jugées opaques. Ces vingt dernières années, 200 entreprises chinoises ont eu accès aux marchés financiers américains. Elles y ont levé près de 2 200 milliards de dollars.
De son côté, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a accusé le président sortant Donald Trump de « démarrer un nouvelle guerre froide ». « Nous espérons que la prochaine administration américaine reviendra à une approche plus rationnelle, reprendra le dialogue avec la Chine, restaurera la normalité dans les relations bilatérales et recommencera la coopération », a encore lancé Wang Yi dans une interview à l'agence Chine Nouvelle.
Soutien à l'armée et au renseignement chinois
L'argent est le nerf de la guerre, qu'elle soit technologique ou économique. Pour Washington, il n'est plus question de permettre aux entreprises chinoises de profiter des capitaux américains pour se développer lorsqu'elles sont contrôlées par l'État chinois et travaillent pour le secteur de la défense, souligne Olivier Rogez, du service Économie de RFI.
Les trois géants des telecoms que sont China Mobile, China Telecom et China Unicom sont justement soupçonnés d'être obligés de soutenir le complexe militaro-industriel et les activités de renseignement de Pékin. Elles seront donc littéralement chassées de Wall Street où elles pouvaient jusqu'à présent lever des fonds. Stratégie de repli
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