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La Côte d’Ivoire prépare des législatives indécises

La campagne officielle pour les élections législatives de samedi 6 mars prend fin jeudi soir en Côte d’Ivoire. Ce scrutin intervient quatre mois après la présidentielle qui a vu Alassane Ouattara obtenir un troisième mandat controversé, en l’absence de la quasi-totalité de l’opposition qui avait choisi de boycotter, et dans une ambiance tendue, puisque 85 personnes au moins ont perdu la vie dans des violences.



La Côte d’Ivoire prépare des législatives indécises
Depuis le 31 octobre, la scène politique ivoirienne a grandement évolué, à tel point que les législatives s’annoncent indécises, car cette fois les opposants ont choisi de redescendre dans l’arène électorale, et même de participer massivement. Les électeurs auront le choix entre près de 1 500 candidatures validées par la Commission électorale, pour conquérir les 255 sièges de l’Assemblée.

Le PDCI, l’ex-parti unique, est bien là, tout comme le FPI-légal, le COJEP, l’UDPCI, et de multiples indépendants… et pour la première fois depuis la crise post-électorale de 2010-2011, ceux qu’on appelle les FPI-GOR, les « Gbagbo ou rien », sous les couleurs de la plateforme EDS.

Selon Rfi, le PDCI et EDS font même alliance pour ce scrutin, contre le RHDP d’Alassane Ouattara. Dans la plupart des circonscriptions où l’on vote au scrutin uninominal, c’est-à-dire pour une seule personne, un accord de désistement a été trouvé. Chacun laisse l’autre présenter ses candidats dans ses fiefs. Pour schématiser, le centre pour le PDCI, l’ouest pour les pro-Gbagbo. Mais dans une dizaine d’entre elles, chacun est resté campé sur ses positions, comme à Gagnoa une sous-préfecture. 

Dans les trente-six circonscriptions qui élisent plusieurs députés, et où l’on vote donc pour une liste, on part sous des couleurs communes. Par exemple à Yopougon, la circonscription la plus peuplée d’Abidjan : on trouve sur la même liste Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président, et Augustin Dia Houphouët, petit-fils du père de l’indépendance et membre du PDCI.

Cette liste est conduite par Georges-Armand Ouegnin, le leader d’EDS, qui expliquait la stratégie la semaine dernière sur notre antenne : « Nous visons la majorité absolue, nous allons aux élections pour gagner le Parlement. Il n’est pas question pour nous de faire de la figuration. Il faut que ceux qui nous gouvernent sachent que nous sommes là, que nous existons, nous allons marquer notre présence sur l’échiquier politique. »

Reste l’incertitude de la participation. C’est le pari de l’opposition mais cela reste à prouver, dans un contexte encore tendu et alors que nombre d’Ivoiriens s’impatientent d’un renouvellement de leur classe politique.

Ndeye Fatou Touré

Mercredi 3 Mars 2021 - 09:04


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