Le comité des Droits de l’Homme des Nations Unies a condamné l’Etat du Cameroun à verser 7 milliards FCFA à M. Kingué, au lieu des 23 milliards FCFA initialement demandés. L’Etat du Cameroun a 180 jours exécuter cette décision.
L’ancien maire avait été libéré en 2015 après sept ans de détention à la prison de Douala, la capitale économique et à la suite de pressions de l’ONU.
En 2008, Paul Eric Kingué a été traduit devant les tribunaux. La justice lui reprochait d’avoir été l’un des instigateurs des émeutes qui ont ensanglanté le pays.
Il fut par la suite accusé du détournement de 4,5 millions FCFA destinés à la construction d’une adduction d’eau dans sa commune.
Ce cas rappelle celui de Mebara Atangana, l’ex-secrétaire général de la présidence du Cameroun, qui n’a pas encore été libéré malgré la fin de l'ultimatum - fin octobre - fixé par l’ONU qui a aussi condamné l’Etat à lui verser 400 millions de dommages et intérêts.
Incarcéré depuis 2008 à Yaoundé, il a été condamné à 25 ans de prison pour le détournement de 2,9 milliards FCFA destiné à l’achat d’un avion présidentiel.
Le Cameroun est en tête des pays interpellés par des institutions internationales pour des arrestations arbitraires, selon Maximilienne Ngo Mbe, la présidente du réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac).
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