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Le Cameroun interdit la vente de motos sans plaque d'immatriculation pour lutter contre la criminalité

Au Cameroun, la vente des motos sans plaque d’immatriculation est désormais interdite. Une mesure annoncée plus tôt dans la semaine par le ministre de l’Administration territoriale. Elle fait suite aux nombreux cas d’agressions en bandes organisées perpétrées par les conducteurs de moto taxis et constatées dans un rapport sur la situation sécuritaire dans la capitale Yaoundé et ses environs.



Le Cameroun interdit la vente de motos sans plaque d'immatriculation pour lutter contre la criminalité
 
 
 
 
 
Contrôler le marché des deux-roues pour essayer de freiner le grand banditisme : le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, se montre intransigeant et dit vouloir mettre un terme au laisser-aller. « Si une moto est vendue sans plaque, la boutique sera fermée et le propriétaire poursuivi pour complicité », explique-t-il.
 
Sur le terrain, la mise en garde du ministre fait craindre des pertes. Certains commerçants ont vu des clients fuir. Blaise Etoa est vendeur à Yaoundé, il affirme avoir déjà vu « deux clients » partir. « On leur a dit : pas de moto sans plaque. Ils sont partis l'acheter ailleurs, ça fait mal », explique-t-il.
 
Une mesure bien accueillie par certains usagers
La décision du ministre est bien accueillie par les usagers car, pour eux, c'est une question de survie. Patrick a été violemment agressé à Nkolbisson il y a quelques jours. « Le conducteur a pris un complice 100 mètres après m’avoir porté. Dans un bosquet, ils ont sorti un couteau et m'ont tout pris », témoigne-t-il.
 
Les syndicats réclament pour leur part un fichier commun avec les mairies pour plus de sécurité. « Si on a le même fichier, à ce moment-là on peut pister et mettre la main sur qui a fait quoi derrière quelle moto », détaille Celestin Bama, leader syndical.
 
À Yaoundé, près de 70 % des conducteurs de moto-taxis circulent encore dans la clandestinité totale. Une opération d’identification est pourtant en cours depuis trois ans. 
 
 
 
 
Contrôler le marché des deux-roues pour essayer de freiner le grand banditisme : le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, se montre intransigeant et dit vouloir mettre un terme au laisser-aller. « Si une moto est vendue sans plaque, la boutique sera fermée et le propriétaire poursuivi pour complicité », explique-t-il.
 
Sur le terrain, la mise en garde du ministre fait craindre des pertes. Certains commerçants ont vu des clients fuir. Blaise Etoa est vendeur à Yaoundé, il affirme avoir déjà vu « deux clients » partir. « On leur a dit : pas de moto sans plaque. Ils sont partis l'acheter ailleurs, ça fait mal », explique-t-il.
 
Une mesure bien accueillie par certains usagers
La décision du ministre est bien accueillie par les usagers car, pour eux, c'est une question de survie. Patrick a été violemment agressé à Nkolbisson il y a quelques jours. « Le conducteur a pris un complice 100 mètres après m’avoir porté. Dans un bosquet, ils ont sorti un couteau et m'ont tout pris », témoigne-t-il.
 
Les syndicats réclament pour leur part un fichier commun avec les mairies pour plus de sécurité. « Si on a le même fichier, à ce moment-là on peut pister et mettre la main sur qui a fait quoi derrière quelle moto », détaille Celestin Bama, leader syndical.
 
À Yaoundé, près de 70 % des conducteurs de moto-taxis circulent encore dans la clandestinité totale. Une opération d’identification est pourtant en cours depuis trois ans.

RFI

Dimanche 1 Novembre 2026 - 10:13


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