Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Le FRN exprime sa vive préoccupation au sujet de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement



Le FRN exprime sa vive préoccupation au sujet de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement
Des membres de l’opposition sénégalaise regroupés au sein de Front de résistance nationale (Frn), a exprimé sa vive préoccupation au sujet de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement du Sénégal, dans un communiqué jeudi soir.

Le 25 mars 2020, Mouhamadou Moctar Sourang, au nom du FRN a répondu à l’appel du chef de l’Etat Macky Sall, en vue de former un large consensus national pour combattre, ensemble, le coronavirus, et endiguer la fièvre de la covid -19, aux effets dévastateurs pour notre pays.

Dans son ensemble, le FRN n’a émis aucune réserve aux propositions et décisions prises par le Président de la République pour engager la nation dans ce qu’il a appelé une guerre totale pour sauvegarder la santé des populations et préserver l’économie du pays.

L’opposition n’a, non plus, contesté ni la mesure instaurant l’état d’urgence, ni le couvre-feu, ni la loi d’habilitation donnant pleins pouvoirs au PR, ni aucune autre mesure prise par le chef de l’état. En dépit d’une gestion parfois bien contestable, le FRN a presque cessé toute hostilité et a même désigné un représentant à la commission de suivi des opérations de la Force Covid 19, instaurée à la place d’un comité de pilotage, pourtant annoncé par le PR.

Par ces actes, le FRONT a démontré sa décision d’accompagner le gouvernement, sans considération partisane, plaçant l’intérêt du Sénégal au-dessus de tout autre. Dans cette guerre contre la pandémie du Covid-19 le FRN a incontestablement joué son rôle et participé aux combats sans jamais remettre en cause fondamentalement les choix du président de la république ou du gouvernement.

Cependant, l’image de tout un pays uni derrière son chef en tant de guerre a été écornée par la persistance de choix et de décisions souvent unilatérales, à l’opposé de la volonté manifestée au début d’impliquer tous les acteurs, y compris l’opposition, dans la prise des décisions ; ou alors des décisions précipitées qui contribuent à exacerber et renforcer les critiques ou réserves de toutes natures.

Il en est ainsi de la prolongation de l’état d’urgence, des aménagements du couvre-feu et de l’interdiction des déplacements interurbains, de la gestion de l’aide alimentaire aux populations les plus démunies, de la préparation de la campagne agricole, de l’aide aux différents secteurs de l’économie touchés par une forte réduction des activités industrielles, commerciales ou agricoles, de la reprise des enseignements au niveau de l’éducation nationale, de l’ouverture des lieux de culte et de la sécurité publique etc. Tout cela a fini de pousser les populations à exprimer leur peine et leurs souffrances en manifestant parfois bruyamment et violemment.

Les personnels de santé, placés en première ligne du front et largement touchés par le virus, continuent d’exercer courageusement leur métier, en dépit d’un plateau médical réduit à son strict minimum, dans un environnement qui ne favorise pas toujours le maintien du moral au beau fixe.

En raison de tout ce qui précède, et d’autres actes non mentionnés, le FRN exprime sa vive préoccupation au sujet de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement du Sénégal. La pandémie est encore devant nous.

Selon les membres, la situation sanitaire, économique et sociale pourrait encore s’empirer à travers le monde, et particulièrement au Sénégal. La menace est générale, et à terme, aucun secteur, aucun segment, aucune entité ne sera épargnée.

« Dans une situation de guerre, les combats ne seront gagnés qu’avec la participation de tous, lorsque la stratégie, bien définie, est comprise et assumée collectivement. C’est tous unis que nous gagnerons la guerre contre le coronavirus », estime le Front.

Salif SAKHANOKHO

Jeudi 4 Juin 2020 - 21:05



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter