Ce vendredi, on aura encore droit à la traditionnelle photo de famille des membres du nouveau gouvernement. Ce rituel laisse entrevoir très souvent des visages concentrés, moins de sourires d'apparat, et des dossiers volumineux sous le bras. Le protocole républicain est scrupuleusement respecté, mais une rupture invisible pourrait se faire sentir aujourd’hui dans les codes de ce premier rendez-vous.
Le style d'Al Aminou Lô, forgé par sa longue carrière de secrétaire général de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). On s’attend à une flegme technocratique qui se matérialise par une ponctualité stricte, une interdiction des téléphones portables en salle, et une réduction drastique des discours politiques au profit de notes de cadrage purement techniques. Le Président de la République ne cesse de rappeler l'orthodoxie administrative et l'obligation de résultats
L'absence d'Ousmane Sonko, limogé le 22 mai dernier après une dégradation des relations avec le chef de l'État, va forcément hanter ce Conseil. Ce virage politique qui va acter certainement une transition majeure. L’État passe d'un gouvernement de rupture politique et idéologique à un attelage savamment dosé entre technocrates, d'indépendants et politiques (Coalition Diomaye Président, dissidents et ex-alliés de Pastef). Le choix d'Al Aminou Lô, macroéconomiste reconnu et non politicien de parti, souligne la volonté du Président Faye de rassurer et de stabiliser l'appareil d'État. L'enjeu serait de prouver que l'exécutif peut gouverner de manière autonome, loin des vagues de la contestation partisane.
Priorités économiques et les arbitrages nécessaires
Le nouveau gouvernement s’installe dans un contexte de crise profonde. Au lendemain de la Tabaski, des Sénégalais, des fonctionnaires et autres ne cessent de dénoncer et de discuter de la situation économique catastrophiques.
La priorité du gouvernement d’Al Aminou Lo est le redressement macroéconomique, avec pour objectif de rassurer les marchés obligataires et de restaurer la confiance avec le Fonds monétaire international (FMI). Le gouvernement doit opérer un resserrement budgétaire rigoureux pour freiner l'emballement du ratio d'endettement. A cet effet, Le ministre de l'Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba devra certainement présenter un tableau de bord convaincant.
-
Podor : une responsable de PASTEF annonce sa démission
-
Démission de Samba Tall Sarr, expert minier au Cabinet du ministère de l'Énergie
-
Sédhiou : la coalition Diomaye Président réclame une meilleure représentation des cadres de la région dans l'administration
-
🔴DIRECT - Rupture Diomaye-Sonko, Mairie de Saint-Louis : les vérités du coordonnateur de Ndar « Ca Kanam »
-
Ousmane Sonko reçoit Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge : il appelle à une réforme du fonctionnement de l'UPA





Podor : une responsable de PASTEF annonce sa démission


