Le président camerounais a pris l'habitude d'inviter un pays de la région à participer au défilé militaire. Mais selon un politologue camerounais, il n'est pas anodin de voir le Nigeria dans les rangs cette année. Ce dimanche 20 mai, 180 soldats d'élite de la garde présidentielle nigériane marchent à Yaoundé. Un symbole fort, précédé par la visite du chef d'état-major nigérian il y a moins d'un mois, et qui scelle le rapprochement entre les deux pays.
Dix ans après la fin du conflit territorial concernant la péninsule de Bakassi, le réchauffement s'est accéléré avec l'arrivée au pouvoir de Muhammadu Buhari en 2015. Il faut dire que la menace Boko Haram rendait la réconciliation urgente. Aujourd'hui, les deux pays collaborent dans la lutte contre le groupe terroriste et chacun a autorisé un droit de poursuite sur son sol.
Plus récemment, le Nigeria a envoyé un autre signe fort en arrêtant et envoyant vers le Cameroun des personnalités pronant la sécession des deux régions à majorité anglophone de l'ouest camerounais. Des personnalités dont Yaoundé réclamait l'extradition et qui sont détenues au secret depuis le mois de janvier dernier.
Selon un politologue camerounais, la collaboration pourrait se renforcer dans cette zone, car le Nigeria se méfie d'une éventuelle contagion indépendantiste et ne compte pas servir de base arrière à un mouvement sécessionniste.
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