Dans la tension actuelle avec le Qatar, l'Erythrée et Djibouti ont pris le parti de l'Arabie saoudite. Djibouti a même décidé de réduire sa représentation diplomatique dans l'émirat. Le retrait de ses 450 soldats serait donc, pour certains, une façon pour Doha de punir les deux pays pour leur soutien.
D'après Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS, « ce départ pourrait faire remonter la tension entre Djiboutiens et Erythréens ». Araya Desta, représentant d'Asmara à l'Union africaine, a d'ailleurs affirmé à Associeted Press que les troupes érythréennes se seraient déployées pour occuper le terrain laissé vacant par les Qataris. Le diplomate a toutefois précisé qu'il n'y avait aucune volonté de confrontation avec Djibouti.
Mais il existe un autre niveau de lecture possible selon Marc Lavergne. Le chercheur voit cela comme un signe d'apaisement envers l'Arabie saoudite. « C'est une concession symbolique pour apaiser la lutte d'influence géopolitique avec Riyad, très présent dans cette zone de la mer Rouge », dit-il.
Par ailleurs, l'Erythrée a beaucoup de liens avec l'Arabie saoudite, de nombreux ressortissants ayant immigré là-bas envoient de l'argent au pays, certains spécialistes considèrent Jeddah comme une capitale érythréenne bis. « Le Qatar prend les devants comme ca Asmara n'a pas besoin de demander le départ des soldats de Doha », conclut Marc Lavergne.
Avec Rfi.fr
D'après Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS, « ce départ pourrait faire remonter la tension entre Djiboutiens et Erythréens ». Araya Desta, représentant d'Asmara à l'Union africaine, a d'ailleurs affirmé à Associeted Press que les troupes érythréennes se seraient déployées pour occuper le terrain laissé vacant par les Qataris. Le diplomate a toutefois précisé qu'il n'y avait aucune volonté de confrontation avec Djibouti.
Mais il existe un autre niveau de lecture possible selon Marc Lavergne. Le chercheur voit cela comme un signe d'apaisement envers l'Arabie saoudite. « C'est une concession symbolique pour apaiser la lutte d'influence géopolitique avec Riyad, très présent dans cette zone de la mer Rouge », dit-il.
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Avec Rfi.fr
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