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Le blaireau-furet, nouveau suspect dans la transmission du coronavirus à l'être humain



Le blaireau-furet, nouveau suspect dans la transmission du coronavirus à l'être humain
Les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé ce lundi que le blaireau-furet était l'un des intermédiaires possibles de la transmission du coronavirus de la chauve-souris à l'être humain.

Et si le blaireau-furet était le second maillon de la chaîne de transmission du coronavirus ? Des experts de l'OMS ont affirmé ce lundi que l'étrange animal pourrait être un des intermédiaires ayant favorisé le passage du Covid-19 de la chauve-souris vers l'être humain. Selon le rapport, plusieurs autres espèces auraient également pu jouer ce rôle comme le chat domestique, le lapin ou le vison, mais aussi des espèces plus rares comme le pangolin ou le chien viverrin (un canidé qui ressemble au raton laveur). Elles sont, en tout cas, toutes susceptibles d'être infectées par le coronavirus.

La civette, au même titre que le blaireau-furet, est également envisagée dans ce rôle d'intermédiaire, ayant été porteuse du Sras au début des années 2000 dans la province chinoise du Guangdong (sud). Plus globalement, c'est toute la famille des mustélidés qui est dans le viseur des scientifiques. Comme son nom l'indique, le blaireau-furet ressemble fort à un croisement entre les deux espèces. Il a été découvert par le zoologiste français Geoffroy Saint-Hilaire en 1831 et compte cinq sous-espèces, à savoir les blaireaux-furets de Chine, de Birmanie, de Java, de Bornéo et du Vietnam. Celle répandue dans l'Empire du Milieu (melogale moschata de son nom scientifique) est la plus courante et se retrouve notamment dans la région de Wuhan, où les premiers cas humains de Covid-19 ont été signalés fin 2019.

Physiquement, le blaireau-furet adulte mesure entre 33 et 43 centimètres et pèse entre 1 et 3 kilos. Avec ses marques blanches le long du museau et du dos, la fourrure de ce petit mammifère élancé rappelle celle du blaireau. Il dispose de griffes acérées qui lui permettent de grimper dans les arbres et de s'adapter à plusieurs milieux (de la prairie à la forêt tropicale) et plusieurs types de nourriture (graines, fruits, insectes, vers ou grenouilles). À noter qu'à l'instar du putois, il émet une odeur nauséabonde à l'aide d'une glande anale pour se défendre.

S'il est parfois chassé pour sa fourrure, le blaireau-furet n'en est pas pour autant une espèce en danger. Il s'épanouit même à proximité des activités humaines. Une étude réalisée dans un village du sud-est de la Chine dans les années 1990 met d'ailleurs en avant le fait que les blaireaux-furets tendent à s'installer près des fermes, sur des tas de pierres ou de bois où ils se reposent. Ils évoluent aussi dans les rizières, les champs de coton ou de soja, à la recherche de nourriture.

Lci

Lundi 29 Mars 2021 - 16:18


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