« Il est temps de le dire avec clarté : le football africain n’a pas à se plier, une fois de plus, à des injonctions venues d’ailleurs.
La Coupe d’Afrique des Nations n’est pas un simple élément du calendrier mondial ; elle est l’âme du football africain, son moteur économique, culturel et identitaire. Elle appartient aux Africains, pas à ceux qui, depuis Zurich, prétendent en redessiner les contours selon leurs propres intérêts.
La volonté de faire passer la CAN d’un rythme biennal à un rythme quadriennal n’a rien d’innocent. C’est une tentative de réduire la visibilité du football africain, de le rendre plus discret, plus docile, plus compatible avec les agendas européens et les logiques commerciales qui ne profitent qu’à quelques-uns. On voudrait que l’Afrique se contente des miettes, qu’elle renonce à son propre tempo, à sa propre dynamique, à sa propre fête.
Or la CAN, c’est la respiration du continent, son rendez-vous majeur, son espace d’expression, son moment de fierté. C’est aussi une source essentielle de revenus pour les fédérations, les joueurs locaux, les médias, les supporters, les économies nationales. La priver de sa fréquence actuelle, c’est l’amputer de sa force.
Il faut donc le dire sans détour :
L’Afrique n’a pas à accepter qu’on lui dicte la manière d’organiser sa compétition phare.
La CAF doit tenir bon, refuser toute pression, et rappeler que la CAN n’est pas négociable. Elle n’a pas à être alignée sur un modèle européen ou sud-américain. Elle n’a pas à être « harmonisée » pour satisfaire les intérêts de clubs qui, depuis toujours, considèrent les joueurs africains comme des variables d’ajustement.
La CAN appartient aux Africains. Elle doit rester à son rythme, à son image, à sa hauteur.
Ceux qui veulent la réduire devraient commencer par respecter ce qu’elle représente. »
Gérard Dreyfus
La Coupe d’Afrique des Nations n’est pas un simple élément du calendrier mondial ; elle est l’âme du football africain, son moteur économique, culturel et identitaire. Elle appartient aux Africains, pas à ceux qui, depuis Zurich, prétendent en redessiner les contours selon leurs propres intérêts.
La volonté de faire passer la CAN d’un rythme biennal à un rythme quadriennal n’a rien d’innocent. C’est une tentative de réduire la visibilité du football africain, de le rendre plus discret, plus docile, plus compatible avec les agendas européens et les logiques commerciales qui ne profitent qu’à quelques-uns. On voudrait que l’Afrique se contente des miettes, qu’elle renonce à son propre tempo, à sa propre dynamique, à sa propre fête.
Or la CAN, c’est la respiration du continent, son rendez-vous majeur, son espace d’expression, son moment de fierté. C’est aussi une source essentielle de revenus pour les fédérations, les joueurs locaux, les médias, les supporters, les économies nationales. La priver de sa fréquence actuelle, c’est l’amputer de sa force.
Il faut donc le dire sans détour :
L’Afrique n’a pas à accepter qu’on lui dicte la manière d’organiser sa compétition phare.
La CAF doit tenir bon, refuser toute pression, et rappeler que la CAN n’est pas négociable. Elle n’a pas à être alignée sur un modèle européen ou sud-américain. Elle n’a pas à être « harmonisée » pour satisfaire les intérêts de clubs qui, depuis toujours, considèrent les joueurs africains comme des variables d’ajustement.
La CAN appartient aux Africains. Elle doit rester à son rythme, à son image, à sa hauteur.
Ceux qui veulent la réduire devraient commencer par respecter ce qu’elle représente. »
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