Les grandes manoeuvres pour l'élection présidentielle de 2015 ont-elles déjà commencé ? En tout cas, ça y ressemble. Le passage à l'opposition de 37 députés du PDP prive le parti au pouvoir de sa majorité. Et pour justifier leur choix, les dissidents évoquent « des divisions au sein du parti ».
Mais en novembre dernier, cinq gouverneurs influents du PDP avaient déjà rallié la principale coalition de l'opposition. Des défections qui ternissent l'image du parti démocratique populaire qui se veut un grand parti, leader naturel du pays. Elles fragilisent surtout le président Goodluck Jonathan qui devrait être candidat à sa propre succession.
Des factions tapies dans l'ombre au sein de son parti s'opposent à sa candidature et réclament qu'il cède la place à un candidat musulman originaire du nord du pays, pour respecter la règle non-écrite de l'alternance des candidats.
En tout cas, la nouvelle donne politique permettra à l'opposition d'utiliser la chambre basse du Parlement pour tenter de destabiliser le président.
Le président, affaibli, devra certes faire des concessions. Mais il pourra continuer à gouverner car il est protégé par la Constitution du Nigeria qui consacre un régime présidentiel fort.
Source : Rfi.fr
-
«Il manque 100 milliards de dollars par an pour répondre à la crise de l’éducation», dans les pays à faible revenu
-
Afrique du Sud: l’ANC, les élections et l’ombre de l’influence russe
-
Tensions frontalières : la CEDEAO déploie une mission d'urgence en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone
-
Dépenses du président du Tchad à Paris: «Des allégations» de Mediapart sans «preuve matérielle», réagit Ndjamena
-
Djibouti: la base américaine peut-elle devenir une cible du conflit au Moyen-Orient?




«Il manque 100 milliards de dollars par an pour répondre à la crise de l’éducation», dans les pays à faible revenu


