Le cinéma sénégalais en deuil.
Il s’appelait Doudou Diop, il avait 23 ans. Sa vie vient de s’achever brutalement sur la voie de l’Espagne, engloutie par l’océan Atlantique.
Doudou était un brillant membre du centre Yenenga. C’était une pépite de la relève du cinéma sénégalais. Une pierre brute qui ne demandait qu’à rayonner dans ce domaine où il commençait à se faire un nom. Son film documentaire « Le dépotoir » avait été sélectionné au Festival International du film documentaire de Porto Novo.
Cameraman talentueux, j’ai eu à collaborer avec lui sur un projet de mon ami Maky Madiba Sylla. Lorsque l’on s’est vus il y’a quelques semaines, il est venu d’ailleurs me taquiner sur notre amitié/haine en me disant combien nous le faisions rire.
Il était d’une douceur et d’un respect exceptionnels par ces temps qui courent.
Comme le dit le rasta lorsqu’il m’a appelée pour m’annoncer la nouvelle, tu n’avais qu’un désir dans la vie: réussir et soutenir ta mère. Tu parlais tout le temps d’elle me dit-il.
Il s’appelait Doudou Diop, il avait 23 ans. Sa vie vient de s’achever brutalement sur la voie de l’Espagne, engloutie par l’océan Atlantique.
Doudou était un brillant membre du centre Yenenga. C’était une pépite de la relève du cinéma sénégalais. Une pierre brute qui ne demandait qu’à rayonner dans ce domaine où il commençait à se faire un nom. Son film documentaire « Le dépotoir » avait été sélectionné au Festival International du film documentaire de Porto Novo.
Cameraman talentueux, j’ai eu à collaborer avec lui sur un projet de mon ami Maky Madiba Sylla. Lorsque l’on s’est vus il y’a quelques semaines, il est venu d’ailleurs me taquiner sur notre amitié/haine en me disant combien nous le faisions rire.
Il était d’une douceur et d’un respect exceptionnels par ces temps qui courent.
Comme le dit le rasta lorsqu’il m’a appelée pour m’annoncer la nouvelle, tu n’avais qu’un désir dans la vie: réussir et soutenir ta mère. Tu parlais tout le temps d’elle me dit-il.
Tant que l’on nous parle de ces centaines de jeunes naufragés dans les médias, le phénomène demeure un peu abstrait. Nos esprits blasés ont fini par s’habituer au décompte macabre jusqu’à ce qu’un frère, neveu, ami , voisin ou connaissance vienne allonger la liste de ces vies perdues en quête d’un avenir meilleur. Et là, on se rend compte que nul n’est à l’abri. Quel gâchis! Il n’y a rien de pire pour un pays qu’une jeunesse sans espoir.
Que personne ne vienne nous dire que le départ des pirogues de nos côtes est juste exagéré par les médias occidentaux. Ta brutale disparition leur envoie un terrible démenti.
Tu nous manqueras cher Doudiste Joob Diop et tu manqueras à ta chère ville St-Louis. Puisse ton âme reposer en paix!
Par Oumy Ndour, journaliste
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