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Législatives partielles au Cameroun: jour de vote dans les régions anglophones

Une partie des électeurs des régions anglophones du Cameroun sont de nouveaux appelés aux urnes ce dimanche 22 mars, pour des législatives partielles. 11 circonscriptions sont concernées, celles où le Conseil constitutionnel a décidé d’invalider le scrutin du 9 février : 10 dans le Nord-Ouest et 1 dans le Sud-Ouest. Des zones toujours en proie au conflit qui oppose depuis plus de 3 ans, armée camerounaise et séparatistes, qui appellent cette fois encore la population à observer une ville morte ce dimanche et à boycotter le scrutin sous peine de représailles.



Treize sièges de députés sur 180 sont en jeu ce dimanche. Pas de quoi remettre en cause la majorité absolue (139 sièges sur 180) déjà acquise au parti au pouvoir, le RDPC au sein de la future assemblée. L’enjeu ce dimanche est davantage la participation et le déroulement du scrutin dans le contexte d’insécurité qui prévaut dans ces 11 circonscriptions.
 
Du côté de la société civile, on reconnaît que la campagne a été plus calme qu’en février. De nombreux attaques et kidnapping de candidats avaient alors été signalées. Pas d’épisode de violence majeur cette fois mais pas de véritable campagne non plus.
 
Le porte-parole du parti d’opposition SDF, Jean-Robert Wafo  explique que suite à des menaces leurs candidats ont limité au maximum les descentes sur le terrain, préférant faire campagne par téléphone ou via internet. Même le parti au pouvoir le RDPC a évité les grands rassemblements.
 
Quant aux observateurs accrédités, certains ont confié à RFI qu’ils ne seraient pas physiquement dans les centres de vote mais travailleraient par téléphone craignant, eux aussi, pour leur sécurité. Les électeurs se déplaceront-ils dans ce contexte ? C’est toute la question.
 
Le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji se félicite lui que de n’avoir enregistré « aucun incident », et estime que le mot d’ordre de boycott des séparatistes trouvera seulement écho « sur les réseaux sociaux ». Les effectifs de l’armée et de la gendarmerie ont été renforcés.

RFI

Dimanche 22 Mars 2020 - 10:27



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