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Les Etats-Unis confirment leur sortie du traité FNI sur les missiles nucléaires intermédiaires

Washington accuse Moscou de violer le traité signé en 1987 afin de réduire les risques d’un affrontement de grande ampleur.



Vladimir Poutine, lors de sa conférence de presse annuelle, à Moscou, le 20 décembre 2018. Alexander Zemlianichenko / AP
Vladimir Poutine, lors de sa conférence de presse annuelle, à Moscou, le 20 décembre 2018. Alexander Zemlianichenko / AP
Les Etats-Unis cesseront de respecter, dès samedi 2 février, le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) signé en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. L’administration Trump, soutenue par ses alliés de l’OTAN, avait confirmé cette décision lors d’une réunion ministérielle de l’Alliance atlantique à Bruxelles, en décembre 2018. D’ultimes négociations entre les diplomates américains et russes, menées à Genève puis à Pékin, n’ont permis aucun progrès et, jeudi 31 janvier, Andrea Thompson, sous-secrétaire d’Etat au contrôle des armements, a confirmé la décision de Washington.

Les Etats-Unis accusent la Russie de violer les dispositions d’un texte bilatéral visant à l’élimination de tous les missiles de croisière et missiles balistiques lancés depuis le sol et ayant une portée se situant entre 500 et 5 500 km. Selon le Pentagone et l’OTAN, Moscou possède dans son arsenal le missile Novator 9M729 (ou SSC-8), qui serait en mesure de frapper des villes européennes. La Russie conteste, affirmant – sans en apporter la preuve – que la portée de cet armement est limitée à 480 km. 

En se libérant des clauses du traité dès samedi 2 février, les Etats-Unis se donnent en principe les moyens de produire à leur tour un nouveau missile. Le traité prévoit cependant une clause de retrait de six mois avant l’entrée en vigueur de la décision : l’espoir des alliés européens au sein de l’OTAN est donc que, durant ce laps de temps, des négociations puissent reprendre. Le Conseil OTAN-Russie, au sein duquel les discussions sont aussi restées vaines jusqu’ici, pourrait se réunir à nouveau dans les prochaines semaines. Mme Thompson, de son côté, n’a pas rejeté l’hypothèse d’une reprise des négociations.

lemonde.fr

Samedi 2 Février 2019 - 09:24



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