Les Etats-Unis , à la suite de ce qu’ils refusent toujours de qualifier de « coup d’Etat », avaient demandé aux militaires de ne pas se livrer à des arrestations arbitraires. Une demande largement ignorée. Hier vendredi 12 juillet, pour la première fois, ils ont réclamé publiquement, à l’instar de l’Allemagne, la libération de Mohamed Morsi , renversé par l’armée le 3 juillet. Mais Washington souhaite-t-il pour autant le voir revenir au pouvoir? Il appartient tout naturellement aux Egyptiens de décider de leur avenir, explique Jennifer Psaki, la porte-parole du département d’Etat. Nous travaillons avec le gouvernement intérimaire et, comme je peux vous le confirmer, l’ambassadrice Patterson a rencontré le président par intérim. Tout en reconnaissant que le président Morsi a été élu démocratiquement, la question ne se limite plus à ce qui s’est passé lors des élections. Ce que nous voulons maintenant c’est continuer d’encourager les Egyptiens à aller de l’avant en incluant toutes les parties. »
La porte-parole du département d’Etat a indiqué que les Etats-Unis étaient en contact régulier avec tous les secteurs de la société égyptienne. Elle a aussi condamné la nouvelle vague d’arrestations d’islamistes qu’elle a qualifiée de « politiquement motivée », demandant à l’armée de traiter humainement les détenus.
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