Les nombreuses arrestations dans les rangs de l’opposition constituent une « tache noire », sur le bilan de Macky Sall, estime le politologue Maurice Soudieck Dione, dans une interview avec Jeune Afrique, reprise par Seneweb.
« Cette répression très dure est à mon sens l’une des faiblesses majeures de la gouvernance de Macky Sall, qui a malgré tout eu un bilan économique positif », a dit le professeur agrégé de sciences politiques à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis.
M. Dione estime, par ailleurs, que « l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire» a contribué à « radicaliser» Ousmane Sonko. « Fallait-il dissoudre son parti ? s’interroge-t-il. Cette décision rappelle de mauvais souvenirs dans l’histoire politique du Sénégal. Quand on va jusqu’à dissoudre une formation telle que le Pastef [Patriotes africains du Sénégal pour l’éthique, le travail et la fraternité ], qui est arrivé 3e lors de la présidentielle de 2019, et qui a contribué à la montée en puissance de l’opposition lors des élections locales de janvier 2022 et des législatives de juillet de la même année, c’est la démocratie qui prend un coup. Je pense que l’on n’en serait pas arrivé là si les principes du jeu démocratique avaient été respectés».
Maurice Soudieck Dione considère «qu’une élection sans Ousmane Sonko, ce serait malheureusement une élection tronquée, qui ne reflète pas la pluralité et la réalité des forces politiques en présence». «Les institutions pourraient alors souffrir d’un défaut de légitimité, et le prochain président pourrait avoir des difficultés à gouverner», a-t-ilsouligné.
« Cette répression très dure est à mon sens l’une des faiblesses majeures de la gouvernance de Macky Sall, qui a malgré tout eu un bilan économique positif », a dit le professeur agrégé de sciences politiques à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis.
M. Dione estime, par ailleurs, que « l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire» a contribué à « radicaliser» Ousmane Sonko. « Fallait-il dissoudre son parti ? s’interroge-t-il. Cette décision rappelle de mauvais souvenirs dans l’histoire politique du Sénégal. Quand on va jusqu’à dissoudre une formation telle que le Pastef [Patriotes africains du Sénégal pour l’éthique, le travail et la fraternité ], qui est arrivé 3e lors de la présidentielle de 2019, et qui a contribué à la montée en puissance de l’opposition lors des élections locales de janvier 2022 et des législatives de juillet de la même année, c’est la démocratie qui prend un coup. Je pense que l’on n’en serait pas arrivé là si les principes du jeu démocratique avaient été respectés».
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