On ne sait pas lequel a décroché en premier son téléphone, mais Mohamed Abdullahi Farmajo et Uhuru Kenyatta se sont directement parlé. Officiellement, les présidents somalien et kényan se sont mis d’accord pour travailler ensemble à améliorer la sécurité à leur frontière, et former chacun un comité destiné à renforcer leurs relations.
Nairobi et Mogadiscio ont également reconnu que leur sécurité était interdépendante. Une rhétorique de désescalade qui a rappelé les annonces de septembre et octobre, après deux entretiens en face à face entre les deux chefs d’État. Chaque fois, la tension avait fini par remonter.
Cocktail explosif
D’ailleurs, l’enthousiasme suscité par l’appel téléphonique de ce jeudi matin a vite été douché. Quelques heures plus tard, des soldats du Jubaland avec pick-up et mitrailleuses lourdes ont été vus traversant Mandera. La ville kényane vit dans la crainte de nouvelles violences. Plusieurs services publics comme le tribunal ont temporairement fermé.
Le gouverneur de la région, Ali Roba, a demandé à ses équipes de rester chez elles. Il a dénoncé la présence des militaires du Jubaland dans sa ville, parlant d’une « menace directe pour la sécurité des habitants ». Il a demandé au gouvernement kényan « d’agir vite », ajoutant que des renforts de l’armée nationale avaient été envoyés par Mogadiscio du côté somalien de la frontière.
Un cocktail qui pourrait dégénérer à nouveau. Plusieurs observateurs appellent à des mesures urgentes, notamment un désengagement des combattants et le lancement de négociations.
Nairobi et Mogadiscio ont également reconnu que leur sécurité était interdépendante. Une rhétorique de désescalade qui a rappelé les annonces de septembre et octobre, après deux entretiens en face à face entre les deux chefs d’État. Chaque fois, la tension avait fini par remonter.
Cocktail explosif
D’ailleurs, l’enthousiasme suscité par l’appel téléphonique de ce jeudi matin a vite été douché. Quelques heures plus tard, des soldats du Jubaland avec pick-up et mitrailleuses lourdes ont été vus traversant Mandera. La ville kényane vit dans la crainte de nouvelles violences. Plusieurs services publics comme le tribunal ont temporairement fermé.
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