Ils sont une cinquantaine de personnalités civiles et militaires, d’anciens officiers, policiers, magistrats ou hauts fonctionnaires qui auraient été impliqués, dans le cadre de leur fonction, dans une espèce de protection des réseaux dirigés par des Latino-Américains.
Présumés narcotrafiquants, ils avaient tous été interpellés par les services du colonel Moussa Tiègboro Camara chargé de la lutte anti-drogue et du grand banditisme.
Interrogés pour la plupart en direct à la télévision nationale, ils avaient reconnu leur lien avec le réseau. On se souvient notamment des aveux d'Ousmane Conté le fils aîné du défunt président, qui n'était pas passé par quatre chemins pour reconnaître son implication, avant de présenter ses « excuses au peuple de Guinée ».
La liberté provisoire accordée par la justice à nombre de ces présumés narcotrafiquants pose la question de la sincérité de cette opération anti-drogue, très tôt formulée comme combat numéro un des membres du CNDD, le Conseil national pour la démocratie et le développement.
Alors simple coup politique ou réelle volonté de poursuivre la lutte contre les réseaux mafieux qui ont transformé la Guinée en plaque-tournante pour leur business ? Il va désormais falloir attendre que ces affaires arrivent devant les tribunaux.
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