La coupe est tout simplement pleine. Et ce n’est pas le énième sifflet de Macky Sall qui mettra fin à la récréation.
La récurrence des sorties maladroites, le non-respect de la hiérarchie entre secrétaires d’Etat et ministres de tutelle, témoignent de l’absence de la culture républicaine de certains de nos gouvernants. Mais, démontrent surtout, si besoin était, de l’absence d’autorité depuis l’avènement de Macky Sall à la magistrature suprême. Ses proches et amis d’hier, peinent encore à comprendre ou à faire un distinguo entre l’ami, le parent et le président de la Res-Publica.
Ce qui justifierait d’ailleurs l’attitude du désormais ex-ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall. Une défiance qui fait légion presqu’à tous les niveaux. N’est-ce pas Fatou Tambedou ? Que dire encore de Souleymane Jules Diop qui avait refusé de rejoindre ses bureaux à Bruxelles. Un affront qui ne l’a pourtant pas empêché d’obtenir une promotion comme Secrétaire d’Etat d’abord avant d’atterrir au PUDC. Mankeur Ndiaye apprécierait.
Sans occulter les gamineries d’un autre Secrétaire d’Etat qui a démissionné un après-midi avant de revenir à la raison au crépuscule. Notre République avait fini d’être chahutée, ridiculisée par des flagorneurs et autres thuriféraires du Chef de l’Etat plutôt préoccupé par un second, voire un deuxième mandat.
James Freeman Clarke (1810-1888) n’avait-il pas dit que «la différence entre l’homme politique et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération».
Voilà pourquoi le Président de la République, Macky Sall peine à remettre de l’ordre dans ses rangs. Même si ce désordre est savamment orchestré par le Chef des Apéristes qui prône une structuration horizontale. Une excellente trouvaille qui démontre, si besoin en était, du génie politique de Macky Sall.
Toutefois, la trajectoire dans laquelle le parti de l’homme du 25 mars 2012 s’est inscrit, n’augure pas des lendemains enchanteurs pour notre démocratie et surtout notre jeune République.
De l’impunité à la justice sélective, sans occulter la vague de transhumance sous le fallacieux prétexte de massification de l’APR, ne font que donner de l’eau au moulin des contempteurs du président de la République. Pourtant Macky Sall sait parfaitement qu’un plus un ne font deux en politique. Pour s’en convaincre, il peut poser la question à son nouvel allié, Djibo Leyti Kâ. Le président Abdou Diouf attend toujours son report de voix.
Par Abdoulaye THIAM
(Sud Quotidien)
La récurrence des sorties maladroites, le non-respect de la hiérarchie entre secrétaires d’Etat et ministres de tutelle, témoignent de l’absence de la culture républicaine de certains de nos gouvernants. Mais, démontrent surtout, si besoin était, de l’absence d’autorité depuis l’avènement de Macky Sall à la magistrature suprême. Ses proches et amis d’hier, peinent encore à comprendre ou à faire un distinguo entre l’ami, le parent et le président de la Res-Publica.
Ce qui justifierait d’ailleurs l’attitude du désormais ex-ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall. Une défiance qui fait légion presqu’à tous les niveaux. N’est-ce pas Fatou Tambedou ? Que dire encore de Souleymane Jules Diop qui avait refusé de rejoindre ses bureaux à Bruxelles. Un affront qui ne l’a pourtant pas empêché d’obtenir une promotion comme Secrétaire d’Etat d’abord avant d’atterrir au PUDC. Mankeur Ndiaye apprécierait.
Sans occulter les gamineries d’un autre Secrétaire d’Etat qui a démissionné un après-midi avant de revenir à la raison au crépuscule. Notre République avait fini d’être chahutée, ridiculisée par des flagorneurs et autres thuriféraires du Chef de l’Etat plutôt préoccupé par un second, voire un deuxième mandat.
James Freeman Clarke (1810-1888) n’avait-il pas dit que «la différence entre l’homme politique et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération».
Voilà pourquoi le Président de la République, Macky Sall peine à remettre de l’ordre dans ses rangs. Même si ce désordre est savamment orchestré par le Chef des Apéristes qui prône une structuration horizontale. Une excellente trouvaille qui démontre, si besoin en était, du génie politique de Macky Sall.
Toutefois, la trajectoire dans laquelle le parti de l’homme du 25 mars 2012 s’est inscrit, n’augure pas des lendemains enchanteurs pour notre démocratie et surtout notre jeune République.
De l’impunité à la justice sélective, sans occulter la vague de transhumance sous le fallacieux prétexte de massification de l’APR, ne font que donner de l’eau au moulin des contempteurs du président de la République. Pourtant Macky Sall sait parfaitement qu’un plus un ne font deux en politique. Pour s’en convaincre, il peut poser la question à son nouvel allié, Djibo Leyti Kâ. Le président Abdou Diouf attend toujours son report de voix.
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