Ajmi al-Atiri a capturé Seif al-Islam et est aujourd’hui son geôlier. REUTERS/Ismail Zetouny
L’homme qui a capturé Seif al-Islam est également son geôlier. Fluet et regard soucieux, Ajmi al-Atiri a été enseignant avant de devenir colonel puis chef de brigade rebelle. Il a arrêté le fils de Mouammar Kadhafi lors d’une embuscade tendue dans le désert du sud ouest libyen le 19 novembre.
Une belle prise à qui il rend souvent visite en tant que responsable des trois prisons de la ville. « C’est un homme normal, raconte Ajmi al-Atiri. Au début il s’attendait à des traitements de faveur, mais nous lui avons dit qu’il ne serait pas traité différemment des autres détenus et je crois qu’il l’accepté. Il regarde la télévision et il lit beaucoup de livres. »
Trois des frères de Seif al-Islam sont morts lors des combats face aux rebelles, les trois autres et sa sœur sont en exil en Algérie et au Niger. Mais les Zenten se défendent de le garder jalousement comme un trophée. Mokhtar al-Akhdar, un autre chef de katiba (camp de combattants), par ailleurs membre du conseil militaire de Zenten, estime que sa détention est une lourde responsabilité qui a déjà coûté la vie à une vingtaine de combattants de la ville le mois dernier.
« Les agressions menées contre nous par les milices pro-Kadhafi de plusieurs villages du djebel sont sûrement liées à la présence de Seif al-Islam dans notre ville, ils veulent créer de l’instabilité pour tenter de le libérer », avance le chef de guerre.
Les Zenten semblent avoir pris le dessus sur les milices de la tribu Mashashia, preuve selon eux qu’ils sont à la hauteur de leur mission. Khalifa Duébé, un candidat à l’élection du Congrès national du 7 juillet, souhaite même que le procès de Seif al-Islam se déroule à Zenten et non à Tripoli, car le fils de Mouammar Kadhafi y compte trop d’amis.
Source: RFI
Une belle prise à qui il rend souvent visite en tant que responsable des trois prisons de la ville. « C’est un homme normal, raconte Ajmi al-Atiri. Au début il s’attendait à des traitements de faveur, mais nous lui avons dit qu’il ne serait pas traité différemment des autres détenus et je crois qu’il l’accepté. Il regarde la télévision et il lit beaucoup de livres. »
Trois des frères de Seif al-Islam sont morts lors des combats face aux rebelles, les trois autres et sa sœur sont en exil en Algérie et au Niger. Mais les Zenten se défendent de le garder jalousement comme un trophée. Mokhtar al-Akhdar, un autre chef de katiba (camp de combattants), par ailleurs membre du conseil militaire de Zenten, estime que sa détention est une lourde responsabilité qui a déjà coûté la vie à une vingtaine de combattants de la ville le mois dernier.
« Les agressions menées contre nous par les milices pro-Kadhafi de plusieurs villages du djebel sont sûrement liées à la présence de Seif al-Islam dans notre ville, ils veulent créer de l’instabilité pour tenter de le libérer », avance le chef de guerre.
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