Les femmes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ont exprimé leurs préoccupations face aux défis persistants que sont la baisse des financements internationaux et nationaux, la stigmatisation sociale et le manque de prise en charge adaptée pour les enfants. Ces inquiétudes ont été soulevées par Ndeye Astou Ba, présidente du conseil d’administration de l’association And Bokk Yaakaar (ABOYA), dans les colonnes du journal L’AS.
Mme Ba a alerté sur la diminution des ressources financières allouées à la lutte contre le VIH/sida, une situation qui met en péril la vie des personnes malades. De nombreuses activités communautaires essentielles telles que les visites à domicile, les repas communautaires, les groupes de parole et l’éducation thérapeutique sont à l’arrêt depuis plusieurs années.
« Le retrait de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) risque d’aggraver la situation, car le Fonds mondial, dont les États-Unis étaient l’un des principaux bailleurs, finançait 70 à 80 % de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme », a-t-elle déclaré.
Cette baisse des financements rend notamment l’achat des antirétroviraux (ARV) et d’autres intrants médicaux de plus en plus difficile. Elle ajoute : « Pire, l’État sénégalais aurait lui aussi réduit sa contribution nationale, ce qui fragilise davantage le système. »
La représentante a également dénoncé la stigmatisation dont continuent de souffrir les personnes vivant avec le VIH, malgré des décennies de campagnes de sensibilisation. La maladie reste souvent perçue comme étant liée à la sexualité ou à une faute morale.
« La majorité des personnes séropositives préfèrent cacher leur statut, y compris à leur conjoint », affirme-t-elle, soulignant que « certains professionnels de santé participent malheureusement à cette stigmatisation, y compris au sein des structures de soins. »
Enfin, Ndeye Astou Ba a pointé du doigt le manque de prise en charge adaptée pour les enfants touchés par le VIH/sida, qu’elle décrit comme les « parents pauvres » de la lutte contre la maladie.
« Souvent orphelins, ces enfants sont pris en charge par des tiers qui n’ont pas toujours les moyens de leur offrir un suivi médical et psychosocial adéquat », explique-t-elle.
Elle en a profité pour lancer un appel aux autorités étatiques, à la société civile, aux collectivités territoriales et au secteur privé, les exhortant à se mobiliser pour ne pas laisser ces enfants sans soutien.
Mme Ba a alerté sur la diminution des ressources financières allouées à la lutte contre le VIH/sida, une situation qui met en péril la vie des personnes malades. De nombreuses activités communautaires essentielles telles que les visites à domicile, les repas communautaires, les groupes de parole et l’éducation thérapeutique sont à l’arrêt depuis plusieurs années.
« Le retrait de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) risque d’aggraver la situation, car le Fonds mondial, dont les États-Unis étaient l’un des principaux bailleurs, finançait 70 à 80 % de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme », a-t-elle déclaré.
Cette baisse des financements rend notamment l’achat des antirétroviraux (ARV) et d’autres intrants médicaux de plus en plus difficile. Elle ajoute : « Pire, l’État sénégalais aurait lui aussi réduit sa contribution nationale, ce qui fragilise davantage le système. »
La représentante a également dénoncé la stigmatisation dont continuent de souffrir les personnes vivant avec le VIH, malgré des décennies de campagnes de sensibilisation. La maladie reste souvent perçue comme étant liée à la sexualité ou à une faute morale.
« La majorité des personnes séropositives préfèrent cacher leur statut, y compris à leur conjoint », affirme-t-elle, soulignant que « certains professionnels de santé participent malheureusement à cette stigmatisation, y compris au sein des structures de soins. »
Enfin, Ndeye Astou Ba a pointé du doigt le manque de prise en charge adaptée pour les enfants touchés par le VIH/sida, qu’elle décrit comme les « parents pauvres » de la lutte contre la maladie.
« Souvent orphelins, ces enfants sont pris en charge par des tiers qui n’ont pas toujours les moyens de leur offrir un suivi médical et psychosocial adéquat », explique-t-elle.
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