Vingt ans de prison. C'est la peine à laquelle a été condamné, lundi 9 février 2026, par un tribunal de Hong Kong l'ex-magnat des médias prodémocratie Jimmy Lai pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse malgré les pressions du Royaume-Uni, des États-Unis et des défenseurs des droits en faveur de sa libération. « Après avoir examiné la conduite criminelle grave de Lai [...], le tribunal a estimé que la peine totale infligée à Lai dans cette affaire devait être de vingt années d'emprisonnement », dit un document récapitulatif des juges produit lors d'une audience qui n'aura duré que quelques minutes.
Présent dans le box des accusés, Jimmy Lai est resté impassible lors de la lecture du jugement. Alors qu'il était emmené, il a salué d'un geste de la main, le visage grave, les personnes présentes dans le public, parmi lesquelles son épouse Teresa et d'anciens journalistes d'Apple Daily, le journal prodémocratie - aujourd'hui fermé - qu'il avait fondé. L'homme d'affaires encourait la prison à vie.
Le 15 décembre 2025, Jimmy Lai avait été reconnu coupable de trois chefs d'accusation après un procès qui, selon les défenseurs des droits humains, marquait la fin de la liberté de la presse dont s'est longtemps enorgueilli le territoire rétrocédé par le Royaume-Uni à la Chine en 1997. Le tribunal a englobé dans les vingt années d'emprisonnement deux années d'une peine déjà prononcée contre lui pour fraude, ce qui devrait signifier qu'il purgera de fait dix-huit années de plus.
« Arrêt de mort »
Les poursuites engagées se fondaient sur la loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine après les manifestations prodémocratie, parfois violentes, qui avaient secoué Hong Kong en 2019. Les faits présumés de collusion avec l'étranger étaient passibles de la prison à vie, ceux de publication séditieuse de deux ans de prison.
Dans leur jugement de 856 pages prononcé le 15 décembre, les juges avaient écrit que l'ex-magnat de 78 ans avait « nourri sa rancœur et sa haine envers [la Chine] pendant une grande partie de sa vie d'adulte ] et qu'il avait cherché à « renverser le Parti communiste chinois ». L'accusation présentait aussi Jimmy Lai comme le cerveau de complots visant à des actes hostiles de la part de pays étrangers contre Hong Kong ou la Chine, et à l'instauration de sanctions ou d'un blocus. Celui-ci avait plaidé non coupable. Jimmy Lai est emprisonné depuis 2020 et est maintenu à l'isolement « à sa demande », selon les autorités, mais sa famille s'inquiète de sa santé chancelante.
En réagissant lundi 9 février, Pékin a jugé « légitime » la condamnation. Les organes judiciaires de Hong Kong « exercent leurs fonctions conformément à la loi (...) Cela est raisonnable, légitime et légal et il n'y a pas lieu de discuter », a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères, Lin Jian. Interrogé sur les réactions étrangères à la condamnation, il a exhorté « les pays concernés à respecter la souveraineté de la Chine, à respecter l'État de droit à Hong Kong, à s'abstenir de faire des déclarations irresponsables (...) et à s'abstenir d'interférer, sous quelque forme que ce soit, dans le système judiciaire de Hong Kong ou dans les affaires intérieures de la Chine ».
Présent dans le box des accusés, Jimmy Lai est resté impassible lors de la lecture du jugement. Alors qu'il était emmené, il a salué d'un geste de la main, le visage grave, les personnes présentes dans le public, parmi lesquelles son épouse Teresa et d'anciens journalistes d'Apple Daily, le journal prodémocratie - aujourd'hui fermé - qu'il avait fondé. L'homme d'affaires encourait la prison à vie.
Le 15 décembre 2025, Jimmy Lai avait été reconnu coupable de trois chefs d'accusation après un procès qui, selon les défenseurs des droits humains, marquait la fin de la liberté de la presse dont s'est longtemps enorgueilli le territoire rétrocédé par le Royaume-Uni à la Chine en 1997. Le tribunal a englobé dans les vingt années d'emprisonnement deux années d'une peine déjà prononcée contre lui pour fraude, ce qui devrait signifier qu'il purgera de fait dix-huit années de plus.
« Arrêt de mort »
Les poursuites engagées se fondaient sur la loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine après les manifestations prodémocratie, parfois violentes, qui avaient secoué Hong Kong en 2019. Les faits présumés de collusion avec l'étranger étaient passibles de la prison à vie, ceux de publication séditieuse de deux ans de prison.
Dans leur jugement de 856 pages prononcé le 15 décembre, les juges avaient écrit que l'ex-magnat de 78 ans avait « nourri sa rancœur et sa haine envers [la Chine] pendant une grande partie de sa vie d'adulte ] et qu'il avait cherché à « renverser le Parti communiste chinois ». L'accusation présentait aussi Jimmy Lai comme le cerveau de complots visant à des actes hostiles de la part de pays étrangers contre Hong Kong ou la Chine, et à l'instauration de sanctions ou d'un blocus. Celui-ci avait plaidé non coupable. Jimmy Lai est emprisonné depuis 2020 et est maintenu à l'isolement « à sa demande », selon les autorités, mais sa famille s'inquiète de sa santé chancelante.
En réagissant lundi 9 février, Pékin a jugé « légitime » la condamnation. Les organes judiciaires de Hong Kong « exercent leurs fonctions conformément à la loi (...) Cela est raisonnable, légitime et légal et il n'y a pas lieu de discuter », a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères, Lin Jian. Interrogé sur les réactions étrangères à la condamnation, il a exhorté « les pays concernés à respecter la souveraineté de la Chine, à respecter l'État de droit à Hong Kong, à s'abstenir de faire des déclarations irresponsables (...) et à s'abstenir d'interférer, sous quelque forme que ce soit, dans le système judiciaire de Hong Kong ou dans les affaires intérieures de la Chine ».
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