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Lutte contre le chômage: les conditions de l’usine textile de Kahone pour créer 2000 emplois

Une poignée de Sénégalais a réussi une prouesse dans le secteur du textile. En effet, ils sont 120 à voir pris le risque de remettre en marche des machines de la Sotiba restées inutilisées pendant presque 20 ans et ça marche ! L’usine basée à Kahone fonctionne avec une centaine de travailleurs mais, en plein régime, a une capacité d’absorption de 2 mille emplois directs et près de 3 mille indirects. Après cinq ans, les travailleurs de Domitexka — c’est le nom de l’usine — se sont rendus compte qu’il leur faut relancer la filature, le tissage, l’anoblissement et le tricotage pour tourner à plein régime et, donc, pouvoir créer 2 mille emplois directs. Hélas, ils sont confrontés à un manque de moyens financiers pour réaliser cet objectif car, même si les salaires sont payés et que les machines marchent, il n’en demeure pas moins que, « cette unité textile ne mérite pas une centaine d’emplois seulement alors qu’elle peut en créer près de 5 mille. Seulement voilà, pour que ce soit possible, il faudrait que l’Etat priorise cette usine dans les commandes publiques (draps des hôpitaux, des universités, uniformes des forces de sécurité etc…) ».



Lutte contre le chômage: les conditions de l’usine textile de Kahone pour créer 2000 emplois
L’unité textile a une capacité d’absorption de plus 2mille emplois directs et 3 mille indirects. Cependant, Domitexka ne fonctionne actuellement qu’avec une centaine de travailleurs faute de moyens financiers. Un paradoxe, au moment où le pouvoir en place crie sur tous les toits qu’il a l’ambition de trouver des emplois pour tous les fils du pays. D’ailleurs, le chef de l’Etat Macky Sall a tenu hier un conseil présidentiel sur l’emploi des jeunes. Pourtant, Domitexka pourrait embaucher massivement des jeunes. Seulement voilà, pour relancer la filature, le tissage, l’anoblissement et tricotage , elle a besoin de moyens financiers supplémentaires.

Le Dg de Domitexka, Babacar Mbaye, face à la presse, a démontré combien cette usine peut jouer un rôle central dans la lutte contre l’oisiveté dans la zone centre du pays car déjà, elle emploie des jeunes ingénieurs en électromécanique, et des lycéens à la recherche d’emplois mais, selon M. Mbaye, « on ne peut pas aller loin si l’Etat ne nous accompagne pas ».

« Des milliers d’emplois pourront être créé à Kaolack si les autorités priorisent cette usine dans leurs commandes »
Selon le Dg de Domitexka, rapporté par le correspondant du journal Le Témoin à Kaolack, « ce dont cette unité textile a besoin c’est que le pouvoir central passe des commandes chez nous pour les draps des hôpitaux, des université etc… C’est ce qui va nous faciliter la politique d’investissements car les fonds que l’on capte a travers ces marchés de l’Etat vont être réinvestis dans l’usine pour non seulement préserver les emplois mais également en créer d’autres ».

Par ailleurs, les travailleurs qui gèrent directement les salaires avec leur production (car cette unité textile a pour vocation d’exporter l’exclusivité de ses produits, avec une capacité d’exportation de 300 mille mètre de tissus par mois, vers des pays comme le Mali, le Niger, Mauritanie et l’Algérie) assurent à travers le coordonnateur du projet de la relance de la filature de l’usine, Bissinty Mendy, que « des milliers d’emplois pourront être créés à Kaolack si les autorités mettent la main à la pâte en priorisant cette usine unique en son genre dans le pays, dans leurs commandes ».

De plus, soutient M. Mendy, cela va permettre à l’Etat d’économiser des fonds en achetant moins cher au Sénégal plutôt que d’importer. Dès lors il urge, selon Samba Dia, responsable de la logistique et de l’approvisionnement, « de déclencher la machine des commandes publiques au profit de Domitexka pour donner des emplois non seulement aux Kaolackois mais aussi à tous les jeunes du pays qui vont postuler ».

En tout état de cause, d’après le Dg de cette unité textile, rien que les travailleurs journaliers que l’unité textile emploie font d’elle un espoir pour la jeunesse puisque, « les jeunes de Kahone, pendant les vacances, travaillent comme journaliers un mois durant et gagnent 90 mille ou 100 mille francs chacun pour préparer l’ouverture des classes ». De plus, il est prévu de lancer « un programme formation-emploi pour les jeunes en vue de leur faciliter l’insertion professionnelle mais, sans l’appui des autorités, cela va rester en l’état de projet », rapporte le journal.

AYOBA FAYE

Vendredi 23 Avril 2021 - 11:33


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