Cette étude s’est déroulée dans un bidonville d’Afrique du Sud où plus de 20 000 circoncisions gratuites ont été réalisées. Elle vient confirmer trois essais réalisés auparavant qui établissaient que la circoncision réduisait de 50% le risque d’infection au sida.
L’étude apporte également la preuve qu’un large programme de circoncisions peut être un outil additionnel efficace dans la lutte contre le sida. « Les résultats sont tout à fait similaires à ceux que nous avons obtenus dans les études scientifiques. Nous sommes donc très rassurés et confortés quant à la possibilité d’utiliser la circoncision comme méthode de prévention partielle, additionnelle, pour les hommes contre l’infection au VIH », développe Bertrand Auvert, professeur de santé publique à l’université de Versaille-Saint-Quentin-en-Yvelines, qui a dirigé l’étude.
Cette méthode pourrait être appliquée dans les pays du sud et de l’est du continent africain, où la plupart des hommes ne sont pas circoncis. « Cela concerne en pratique 14 pays où le taux de circoncision est de 14 à 20%, précise Bertrand Auvert. Mais l’étude que nous publions actuellement est un encouragement important pour accélérer ces programmes ».
La mise en place de programmes de circoncision massive dans ces 14 pays d’Afrique pourrait réduire jusqu’à un quart l’épidémie mondiale du sida.
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