Certains ont d’abord cru à un « poisson d’avril » avant de comprendre que l’annonce du ministre n’avait vraiment rien d’une blague. Pour Faraniaina Ramarosaona, figure éminente de la société civile, ces nouvelles règles édictées sont « surréalistes » et marquent un « deux poids deux mesures ».
« Inconcevable »
« Il est inconcevable qu’on puisse interdire l’organisation d’événements politiques. Parce qu’on fait une entorse sur la liberté de manifester pacifiquement, qui est le corollaire de la liberté d’expression. Et l’exécutif se place au-dessus des autres et peut faire ce qu’il veut. D’après la note du ministre, monsieur le président, lui, sera autorisé à parler, à inaugurer, à haranguer la foule. Il y a une situation inégalitaire là. C’est un très mauvais signal », dit encore Faraniaina Ramarosaona.
De son côté, Hajo Andrianainarivelo, le président du parti malgache MMM et ancien ministre du président Rajoelina, est la première personnalité politique à s’être indigné publiquement ce week-end contre cette interdiction de manifester dans les lieux publics : « C’est un déni de démocratie. Nous condamnons fermement cette déclaration et cette décision, surtout à la veille d’une élection cruciale. La Constitution n’est plus respectée. Comment voulez-vous avoir confiance aux futures échéances si dès maintenant le gouvernement fait tout pour empêcher la voix des partis politiques et de la société civile de s’exprimer ? Ce qui intéresse ce régime, c’est de rester en place. Rien ne les arrête. Et aujourd’hui on s’achemine vers la dictature. C’est extrêmement grave. »
« Garantir la paix et la stabilité »
« Cette mesure a été prise afin de garantir la paix et la stabilité en cette période préélectorale », soulignent les autorités, qui assurent par ailleurs que « les politiciens réuniront leurs partisans dans un lieu public en temps voulu ».
« Inconcevable »
« Il est inconcevable qu’on puisse interdire l’organisation d’événements politiques. Parce qu’on fait une entorse sur la liberté de manifester pacifiquement, qui est le corollaire de la liberté d’expression. Et l’exécutif se place au-dessus des autres et peut faire ce qu’il veut. D’après la note du ministre, monsieur le président, lui, sera autorisé à parler, à inaugurer, à haranguer la foule. Il y a une situation inégalitaire là. C’est un très mauvais signal », dit encore Faraniaina Ramarosaona.
De son côté, Hajo Andrianainarivelo, le président du parti malgache MMM et ancien ministre du président Rajoelina, est la première personnalité politique à s’être indigné publiquement ce week-end contre cette interdiction de manifester dans les lieux publics : « C’est un déni de démocratie. Nous condamnons fermement cette déclaration et cette décision, surtout à la veille d’une élection cruciale. La Constitution n’est plus respectée. Comment voulez-vous avoir confiance aux futures échéances si dès maintenant le gouvernement fait tout pour empêcher la voix des partis politiques et de la société civile de s’exprimer ? Ce qui intéresse ce régime, c’est de rester en place. Rien ne les arrête. Et aujourd’hui on s’achemine vers la dictature. C’est extrêmement grave. »
« Garantir la paix et la stabilité »
« Cette mesure a été prise afin de garantir la paix et la stabilité en cette période préélectorale », soulignent les autorités, qui assurent par ailleurs que « les politiciens réuniront leurs partisans dans un lieu public en temps voulu ».
Autres articles
-
RDC: marginalisés, les Pygmées peinent toujours à se faire entendre dans la société
-
Bénin: un temps menacé, le 17e Forum social mondial s’est achevé avec des promesses
-
Afrique du Sud: 70 ans après la marche de Pretoria, les droits femmes noires restent très fragiles
-
Est de la RDC: au moins 13 civils tués et tout un village incendié lors d’une attaque des ADF dans l’Ituri
-
Bénin: après l’élection de Patrice Talon au Sénat, l’opposition appelle à la restauration du «pluralisme»





RDC: marginalisés, les Pygmées peinent toujours à se faire entendre dans la société


