Dans sa loi de finances 2015, le gouvernement malgache tablait sur une croissance de 5% du produit intérieur brut (PIB). C'est désormais pour le FMI une prévision compromise. Premier problème: l'activité économique ralentit en raison de la chute du prix des matières premières. En effet, le principal produit d'exportation du pays est le nickel et pour faire face à la baisse des cours, le géant minier Ambatovy vient d'annoncer la mise au chômage technique de 12% de ses employés.
Catastrophes climatiques
Deuxième coup dur, les catastrophes climatiques ont ravagé le pays. Graves inondations dans la moitié nord et sécheresse dans le sud ont frappé durement la population, qui vit principalement de l'agriculture. Face à cela, la marge de manoeuvre du gouvernement est faible car les caisses de l'Etat sont vides. Et les quelques mesures prises pour engranger des recettes sont insuffisantes devant l'importance du secteur informel et la pratique - largement répandue - du non paiement des impôts.
Loin d'une sortie de crise
Enfin, sur le plan politique, le président est de plus en plus isolé. Les députés viennent de voter sa destitution. Et cette bataille institutionnelle fait fuir investisseurs et touristes qui craignent une nouvelle période d'instabilité. Sur la scène internationale, les chancelleries et les bailleurs en appellent au besoin de stabilité du pays et tentent de pousser désormais au dénouement de la situation. Au final, malgré le retour à l'ordre constitutionnel l'année dernière, Madagascar semble encore loin d'une réelle sortie de crise.
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