Le ratissage des forces françaises et maliennes aura duré une dizaine de jours, durant lesquels Barkhane s'est attaqué aux katibas des forêts de Foulsaré et de Serma, des zones connues pour accueillir les bases-arrières de terroristes dans la région. Selon l'état-major des armées à Paris, plus d'une trentaine de membres de groupes armés terroristes (GAT) ont été mis hors de combat.
Barkhane n'a pas opéré en zone inconnue dans le Gourma. En 2016, en 2017, et encore en début d'année, l'armée française a déjà combattu dans cette vaste zone de savanes connue pour abriter des caches terroristes, mais cette fois-ci Barkhane a engagé massivement ses moyens.
Selon nos informations : 500 militaires sur le terrain, 200 en soutien... 150 véhicules partis de la base de Gossi, une dizaine d'hélicoptères de combat et de manoeuvres stationnés à Hombori pour les besoins de l'opération, trois Mirage 2000 basés à Niamey.
Objectif : aller chercher les terroristes qui s'abritent dans les épaisses forêts d'épineux de la région. L'opération s'est déroulée en deux temps et devait certainement viser les groupes des katibas de « Serma » et Ansaroul Islam actif dans le nord du Burkina Faso.
La manoeuvre a été retardée de près de 48 heures pour des raison météo. La nouvelle s'est propagée rapidement. Dès le 30 mars, des informations commençaient à circuler concernant des frappes françaises dans la région. Dans la forêt de Foulsaré, le Groupe Tactique Désert 1 (GTD1) a envoyé ses commandos pour une reconnaissance complète avec l'appui de la compagnie malienne. Des armes, des munitions, des explosifs ont été retrouvés, mais les jihadistes avaient quitté la zone avant l'arrivée de Barkhane. C'est durant cette opération qu'un blindé (VAB) de Barkhane a sauté sur un engin explosif, entraînant la mort d'un capitaine d'une trentaine d'années, Marc Laycuras, une attaque revendiquée par Aqmi.
Dans la forêt de Serma, au sud de la localité de Boni, le 7 avril, cette fois-ci les forces françaises ont eu plus de succès : 4 frappes aériennes ont été réalisées et un hélicoptère Tigre, engagé en appui direct des commandos au sol. Bilan : plus de 30 membres de groupes armés tués ou capturés, selon l'état-major français, là ou l'armée malienne annonçait pour sa part lundi dans un communiqué 15 terroristes neutralisés et 14 motos récupérés.
Les forces burkinabè, elles, avaient été déployées afin de faire barrage aux groupes terroristes et les « empêcher de s'exfiltrer vers la zone Sud de l'opération », assure l’état-major à Paris.
Selon nos informations, l'opération s'est déroulée sur une zone de 80 kilomètres sur 40. L'opération « Bourgou » ouvre la voie à d'autres opérations françaises dans la région, une partie des forces employées devant rester basées dans la région en prévision de nouvelles missions.
Barkhane n'a pas opéré en zone inconnue dans le Gourma. En 2016, en 2017, et encore en début d'année, l'armée française a déjà combattu dans cette vaste zone de savanes connue pour abriter des caches terroristes, mais cette fois-ci Barkhane a engagé massivement ses moyens.
Selon nos informations : 500 militaires sur le terrain, 200 en soutien... 150 véhicules partis de la base de Gossi, une dizaine d'hélicoptères de combat et de manoeuvres stationnés à Hombori pour les besoins de l'opération, trois Mirage 2000 basés à Niamey.
Objectif : aller chercher les terroristes qui s'abritent dans les épaisses forêts d'épineux de la région. L'opération s'est déroulée en deux temps et devait certainement viser les groupes des katibas de « Serma » et Ansaroul Islam actif dans le nord du Burkina Faso.
La manoeuvre a été retardée de près de 48 heures pour des raison météo. La nouvelle s'est propagée rapidement. Dès le 30 mars, des informations commençaient à circuler concernant des frappes françaises dans la région. Dans la forêt de Foulsaré, le Groupe Tactique Désert 1 (GTD1) a envoyé ses commandos pour une reconnaissance complète avec l'appui de la compagnie malienne. Des armes, des munitions, des explosifs ont été retrouvés, mais les jihadistes avaient quitté la zone avant l'arrivée de Barkhane. C'est durant cette opération qu'un blindé (VAB) de Barkhane a sauté sur un engin explosif, entraînant la mort d'un capitaine d'une trentaine d'années, Marc Laycuras, une attaque revendiquée par Aqmi.
Dans la forêt de Serma, au sud de la localité de Boni, le 7 avril, cette fois-ci les forces françaises ont eu plus de succès : 4 frappes aériennes ont été réalisées et un hélicoptère Tigre, engagé en appui direct des commandos au sol. Bilan : plus de 30 membres de groupes armés tués ou capturés, selon l'état-major français, là ou l'armée malienne annonçait pour sa part lundi dans un communiqué 15 terroristes neutralisés et 14 motos récupérés.
Les forces burkinabè, elles, avaient été déployées afin de faire barrage aux groupes terroristes et les « empêcher de s'exfiltrer vers la zone Sud de l'opération », assure l’état-major à Paris.
Selon nos informations, l'opération s'est déroulée sur une zone de 80 kilomètres sur 40. L'opération « Bourgou » ouvre la voie à d'autres opérations françaises dans la région, une partie des forces employées devant rester basées dans la région en prévision de nouvelles missions.
Autres articles
-
Madagascar: des familles sinistrées du cyclone Gezani trouvent refuge dans un lycée de Tamatave
-
Burkina Faso: au moins une vingtaine de morts après une importante attaque dans le nord de Burkina Faso
-
Fin du sommet de l’Union africaine: «Aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels»
-
Combats dans le Sud-Kivu en RDC: «Nous sommes toujours bombardés par des drones du gouvernement»
-
RDC: la prison centrale de Makala à Kinshasa touchée par une épidémie de choléra





Madagascar: des familles sinistrées du cyclone Gezani trouvent refuge dans un lycée de Tamatave


