Yoro Abdoulsalam, membre de la direction du Mujao, a revendiqué auprès d’un journaliste de l’AFP l’enlèvement de l’équipe du Comité international de la Croix-Rouge. « Grâce à Dieu, nous avons pris un 4x4 des ennemis de l’islam avec leurs complices », a-t-il affirmé, précisant que les humanitaires étaient en vie.
On était sans nouvelle depuis samedi 8 février du véhicule qui transportait les employés du CICR et un vétérinaire d’une autre organisation humanitaire, tous des Maliens.
Ceux qui ont connu Yoro Abdoulsalam en 2012, lorsque le Mujao contrôlait la ville de Gao le présentent comme l’un des chefs de l’aile des trafiquants du groupe islamiste.
Sa revendication intervient au moment où le mouvement armé fait de nouveau beaucoup parler de lui dans le nord du Mali. Ainsi, certains voient derrière les affrontements intercommunautaires entre Peuls et Touaregs la main du Mujao. Et lundi 10 février, quelques dizaines de ses combattants ont pris brièvement le contrôle de la localité de Djebock. Sur place, ils ont tenté sans succès d’arrêter le patriarche des Touaregs de la tribu des Imrad.
Avec RFI
On était sans nouvelle depuis samedi 8 février du véhicule qui transportait les employés du CICR et un vétérinaire d’une autre organisation humanitaire, tous des Maliens.
Ceux qui ont connu Yoro Abdoulsalam en 2012, lorsque le Mujao contrôlait la ville de Gao le présentent comme l’un des chefs de l’aile des trafiquants du groupe islamiste.
Sa revendication intervient au moment où le mouvement armé fait de nouveau beaucoup parler de lui dans le nord du Mali. Ainsi, certains voient derrière les affrontements intercommunautaires entre Peuls et Touaregs la main du Mujao. Et lundi 10 février, quelques dizaines de ses combattants ont pris brièvement le contrôle de la localité de Djebock. Sur place, ils ont tenté sans succès d’arrêter le patriarche des Touaregs de la tribu des Imrad.
L’ombre du Mujao plane sur les affrontements intercommunautaires
Les affrontements qui ont lieu ces derniers jours entre Touaregs et Peuls dans la région d'Ansongo, à quelques kilomètres de la frontière nigérienne, opposent les frères ennemis qui depuis longtemps acceptent mal de partager un même territoire de pâturages et de cultures.
Mais ces conflits transfrontaliers ont pris un tour nouveau avec l'arrivée du Mujao en 2012. Ce mouvement jihadiste contrôlé par de riches narcotrafiquants arabes a su enrôler dans cette région du fleuve des jeunes Songhaï, des Touaregs anti-MNLA, mais aussi beaucoup de Peuls. Certains leaders peuls ne cachent pas avoir beaucoup appris avec le mouvement armé et être désormais prêts à se battre d'égal à égal contre les combattants touaregs avec le même objectif : la défense de leur territoire.
Une analyse que ne partagent ni le MNLA ni l'armée malienne. Pour eux, les auteurs du massacre de Tamkoutat jeudi 6 février étaient purement et simplement des éléments du Mujao, dont les leaders sont de retour dans le secteur. L'armée malienne se dit prête à les combattre. Le MNLA aussi.
Dans la région, le risque d'embrasement inquiète les populations. À Bamako, autorités maliennes et Minusma disent prendre la situation au sérieux, craignant de nouveaux affrontements entre le Mujao et les renforts que le MNLA promet d'envoyer.
Les affrontements qui ont lieu ces derniers jours entre Touaregs et Peuls dans la région d'Ansongo, à quelques kilomètres de la frontière nigérienne, opposent les frères ennemis qui depuis longtemps acceptent mal de partager un même territoire de pâturages et de cultures.
Mais ces conflits transfrontaliers ont pris un tour nouveau avec l'arrivée du Mujao en 2012. Ce mouvement jihadiste contrôlé par de riches narcotrafiquants arabes a su enrôler dans cette région du fleuve des jeunes Songhaï, des Touaregs anti-MNLA, mais aussi beaucoup de Peuls. Certains leaders peuls ne cachent pas avoir beaucoup appris avec le mouvement armé et être désormais prêts à se battre d'égal à égal contre les combattants touaregs avec le même objectif : la défense de leur territoire.
Une analyse que ne partagent ni le MNLA ni l'armée malienne. Pour eux, les auteurs du massacre de Tamkoutat jeudi 6 février étaient purement et simplement des éléments du Mujao, dont les leaders sont de retour dans le secteur. L'armée malienne se dit prête à les combattre. Le MNLA aussi.
Dans la région, le risque d'embrasement inquiète les populations. À Bamako, autorités maliennes et Minusma disent prendre la situation au sérieux, craignant de nouveaux affrontements entre le Mujao et les renforts que le MNLA promet d'envoyer.
Autres articles
-
Sécurité : L'aéroport de Bamako rouvre ses portes après une fermeture de « 24 h »
-
Le Senegal réaffirme son « soutien total » aux forces de défense maliennes
-
Crise au Mali : la Maison de la Presse demande aux médias de «privilégier les contenus qui favorisent l’unité nationale»
-
Afrique du Sud: la nouvelle poussée d’actes xénophobes soulève l’indignation du Ghana
-
Au Mali, où les combats ont repris, les rebelles touaregs annoncent un accord avec les Russes pour leur retrait de Kidal




Sécurité : L'aéroport de Bamako rouvre ses portes après une fermeture de « 24 h »


