Le président du groupe parlementaire PASTEF, Mohamed Ayib Daffé, a ouvert la voie à une mise en cause judiciaire de l'ancien président Macky Sall. Interrogé ce dimanche 26 avril 2026, le député a affirmé que si la justice saisissait l’Assemblée nationale d'une procédure visant l'ex-chef de l'État, les parlementaires examineraient la demande conformément aux mécanismes de la Commission d’instruction et de la Haute Cour de justice.
Selon le parlementaire, l’ancien président devra répondre de son rôle dans la gestion sécuritaire du pays entre 2021 et 2024. Mohamed Ayib Daffé pointe notamment des interrogations liées aux « acquisitions d’équipements » et aux agissements attribués à des acteurs proches du pouvoir de l'époque. Il estime que ces éléments relèvent désormais du « champ judiciaire » et que les procédures devront suivre leur cours sur la base de « faits établis ».
Concernant la loi d’amnistie, le député considère que le débat politique est désormais « dépassé ». Il s'appuie sur une interprétation du Conseil constitutionnel qui permettrait de poursuivre les auteurs ou commanditaires de violations graves. Pour Mohamed Ayib Daffé, la priorité est désormais de « faire toute la lumière » sur les événements tragiques de la fin du mandat précédent, plaçant la responsabilité publique au cœur des attentes de transparence.
Le président du groupe majoritaire regrette l'absence de Macky Sall du territoire national. Il appelle l'ancien chef de l'État à s'expliquer directement devant les Sénégalais, soulignant que la séquence actuelle dépasse les simples joutes politiques pour s'inscrire dans une exigence de justice pour les victimes et leurs familles.
Pour ce qui est de la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), le député estime que l'ancien chef de l'État ne « présente pas les qualités requises pour une telle fonction », invoquant un passif national incompatible avec une institution vouée à la promotion de la paix et des droits humains.
Mohamed Ayib Daffé qualifie le bilan de l'ancien président de « catastrophique », citant notamment les tensions politiques de fin de mandat, la gestion sécuritaire des manifestations et les pertes en vies humaines enregistrées entre 2021 et 2024. Il soutient la décision des autorités sénégalaises de ne pas appuyer cette candidature, estimant qu'un prétendant à ce niveau doit impérativement obtenir l'aval de son pays d'origine pour être légitime.
Sur le plan international, le parlementaire pointe un « déficit d'expérience » dans le système onusien et une autonomie jugée insuffisante vis-à-vis de certaines puissances. Il considère que ces éléments, couplés à une démarche diplomatique qu'il juge incohérente — la candidature ayant été portée en dehors du Sénégal — affaiblissent toute crédibilité sur la scène mondiale.
Interrogé par ailleurs sur la loi d'amnistie, Mohamed Ayib Daffé estime le débat « dépassé ». Il rappelle que le Conseil constitutionnel a ouvert la voie à des poursuites pour des violations graves, plaçant désormais l'enjeu au niveau judiciaire. Le député affirme que si l'Assemblée nationale était saisie d'une procédure visant Macky Sall, les députés examineraient la demande conformément aux règles, rappelant que l'ancien président devra répondre de son rôle dans la gestion sécuritaire et les acquisitions d'équipements durant sa gouvernance.
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