D’entrée de jeu, Soumeylou Boubeye Maïga a été clair. L’Asma, son mouvent politique représenté à l’Assemblée nationale, reste au sein de la majorité présidentielle. Il soutient donc toujours et plus que jamais l’action du président IBK. Mais pour que la vérité sur les événements de Kidal éclate, l’ancien ministre malien de la Défense demande la création d’une commission d’enquête parlementaire. Il ne veut pas porter le chapeau de ce qui est arrivé.
Ses proches insistent : comme le président IBK, Boubeye n’a jamais donné l’ordre aux militaires sur le terrain d'attaquer les groupes armés. Devant les membres de son parti, celui qu’on appelle encore ici par ses initiales, SBM, donne des pistes. Si la commission d’enquête est créée, on mettra à sa disposition des éléments. Notamment, « toutes les communications, tous les SMS qui ont été échangés entre les gens, ils verront bien en ce moment, qui a échangé avec qui, qui a dit quoi, qui a été le dernier à leur parler [aux militaires sur le terrain, NDLR] , qui a continué à leur parler ».
Et quand la presse lui demande s’il sous-entend que c’est le Premier ministre malien Moussa Mara qui a envoyé coups de fil et SMS aux militaires sur le terrain, très calmement, celui qui dans le passé fut également patron des services secrets maliens, répond froidement : « la commission d’enquête dira la vérité ».
Source : Rfi.fr
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