Abdoulaye Makalou assure avoir la « conscience tranquille ». Sa démission, il la justifie par sa volonté de faire valoir les intérêts supérieurs de la CVJR. C'est en substance ce qu'il a déclaré à l'organisation Reporters sans frontières. Mais il dément formellement avoir agressé Hamidou Touré El Hadj, le directeur de publication du site Malimedias.com.
Le journaliste est pourtant catégorique. Il affirme avoir été menacé de mort par le militaire et frappé à plusieurs reprises par ses gardes du corps et forcé de boire sa propre urine. Des « sévices » jugés « intolérables » par RSF.
Dans son communiqué, l'organisation demande aux autorités maliennes de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour mener une enquête indépendante ».
RSF dit avoir en sa possession des informations qui étayent la version du journaliste. Des relevés téléphoniques notamment, qui confirment, selon l'organisation, l'insistance du colonel Makalou à faire venir Hamidou Touré El Hadj dans son bureau.
Le directeur de publication de Malimedias.com explique avoir été convoqué à la CVJR après publication d'un post Facebook, un message public dans lequel il remettait en question l'efficacité de la CVJR, organe notamment chargé d'enquêter sur les cas de violations graves des droits de l'homme.
Autres articles
-
Union européenne: vers un durcissement des demandes d’asile pour les ressortissants d’Égypte, du Maroc et de Tunisie
-
Combattants africains pour la Russie: Ramaphosa et Poutine évoquent l'enrôlement de ressortissants Sud-Africains
-
Combattants africains pour la Russie: ces noms dévoilés par All Eyes on Wagner qui confirment l’ampleur du phénomène
-
«On voyait l'eau s'infiltrer et tout qui bougeait»: un habitant de Tamatave raconte le passage du cyclone Gezani
-
Libye: un groupe armé du sud du pays revendique une deuxième attaque contre les forces du maréchal Haftar





Union européenne: vers un durcissement des demandes d’asile pour les ressortissants d’Égypte, du Maroc et de Tunisie


