« L'enlèvement de notre camarade, de mon très cher ami Ibrahim Nabi Togola, commence avec douleur, Abdoulaye Traoré, nous a vraiment outrés, scandalisés. Nous sommes inquiets. Trois semaines après, nous n'avons aucune information : ni nous, ses camarades politiques, ni sa famille. Nous sommes très inquiets pour sa vie et pour sa santé, surtout qu'il est atteint de deux maladies chroniques, le diabète et l'hypertension. »
Les témoins qui ont assisté à son enlèvement ont décrit un mode opératoire habituellement employé par la Sécurité d'État, les services maliens de renseignement : irruption d'hommes armés sans uniforme ni mandat, usage de la force – Ibrahim Nabi Togola a été blessé à la tête – et d'un véhicule banalisé aux vitres teintées pour le conduire vers une destination inconnue. Depuis, le cas d'Ibrahim Nabi Togola n'a été transmis à aucune instance judiciaire. Ses proches considèrent donc que c'est dans une prison de la sécurité d'État que l'opposant est actuellement détenu.
« Je ne saurais le dire [l'affirmer, NDLR], reconnaît Abdoulaye Traoré, mais traditionnellement, nous savons quand même que quand une personne de l'opposition dit des choses qui ne conviennent pas aux tenants du pouvoir, c'est cette méthode qu'ils utilisent. Nous avons eu des précédents, des camarades qui ont déjà été enlevés comme ça. C'est vraiment scandaleux. Dans un pays où les tenants du pouvoir ne parlent que de paix, de cohésion et de sécurité, comment un responsable politique peut-il disparaître comme ça, en pleine capitale, sans qu'on n'ait plus aucune nouvelle ? Nous demandons aux tenants du pouvoir de tout mettre en œuvre pour ramener notre camarade sain et sauf. »
Les témoins qui ont assisté à son enlèvement ont décrit un mode opératoire habituellement employé par la Sécurité d'État, les services maliens de renseignement : irruption d'hommes armés sans uniforme ni mandat, usage de la force – Ibrahim Nabi Togola a été blessé à la tête – et d'un véhicule banalisé aux vitres teintées pour le conduire vers une destination inconnue. Depuis, le cas d'Ibrahim Nabi Togola n'a été transmis à aucune instance judiciaire. Ses proches considèrent donc que c'est dans une prison de la sécurité d'État que l'opposant est actuellement détenu.
« Je ne saurais le dire [l'affirmer, NDLR], reconnaît Abdoulaye Traoré, mais traditionnellement, nous savons quand même que quand une personne de l'opposition dit des choses qui ne conviennent pas aux tenants du pouvoir, c'est cette méthode qu'ils utilisent. Nous avons eu des précédents, des camarades qui ont déjà été enlevés comme ça. C'est vraiment scandaleux. Dans un pays où les tenants du pouvoir ne parlent que de paix, de cohésion et de sécurité, comment un responsable politique peut-il disparaître comme ça, en pleine capitale, sans qu'on n'ait plus aucune nouvelle ? Nous demandons aux tenants du pouvoir de tout mettre en œuvre pour ramener notre camarade sain et sauf. »
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