Pas moins de 460 enseignants ont été affectés à la région de Kidal pour cette rentrée, mais seule une trentaine a pris son poste. Les autres préfèrent rester à Gao ou dans la capitale plutôt que de prendre des risques.
Ils ne sont pas les seuls : la moitié des directeurs techniques nommés à Kidal sont eux aussi encore à Bamako. Preuve pour les enseignants que la sécurité n’est pas revenue et qu’on ne peut rien exiger d’eux.
« Nous ne pouvons pas prendre nos fonctions tant que l’administration et l’armée ne sont pas présentes dans la région », explique un représentant du Collectif des syndicats de l’éducation des régions du Nord.
Les réticences des fonctionnaires n’ont pour l’instant pas eu raison de la fermeté du gouverneur, Sidi Mohamed Ag Ichrach, qui maintient son avertissement : ceux qui refusent de déménager n'ont qu'à demander une mutation, explique t-il. Si au 30 octobre ils n'ont pas regagné leur poste, ils seront considérés comme démissionnaires, et verront leur salaire suspendu.
En attendant, dans la plupart des établissements, ce sont des jeunes volontaires qui assurent l'école. D'anciens élèves qui malgré leurs bonnes intentions n'ont souvent pas le niveau requis.
Ils ne sont pas les seuls : la moitié des directeurs techniques nommés à Kidal sont eux aussi encore à Bamako. Preuve pour les enseignants que la sécurité n’est pas revenue et qu’on ne peut rien exiger d’eux.
« Nous ne pouvons pas prendre nos fonctions tant que l’administration et l’armée ne sont pas présentes dans la région », explique un représentant du Collectif des syndicats de l’éducation des régions du Nord.
Les réticences des fonctionnaires n’ont pour l’instant pas eu raison de la fermeté du gouverneur, Sidi Mohamed Ag Ichrach, qui maintient son avertissement : ceux qui refusent de déménager n'ont qu'à demander une mutation, explique t-il. Si au 30 octobre ils n'ont pas regagné leur poste, ils seront considérés comme démissionnaires, et verront leur salaire suspendu.
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