« Une persécution post-mortem », tels sont les mots d’un membre de la famille qui explique à RFI n’avoir pu accéder au corps de Soumeylou Boubeye Maïga que ce mardi, dans l’après-midi, soit plus de 24 heures après son décès. Et à quelle condition, puisque les autorités maliennes ont exigé que la famille de l’ancien Premier ministre s’engage à ne pas faire d’autopsie sur la dépouille.
« Au début, ils nous ont même dit qu’ils allaient faire une autopsie eux-mêmes, qu’ils allaient choisir le médecin » explique un membre de la famille. Mais les frères et sœurs de Soumeylou Boubeye Maiga, sa femme, ses enfants, n’ont pas confiance. Surtout, ils craignent pour l’intégrité de la dépouille. « Nous avons déjà les conclusions des médecins qui l’ont suivi et celles du Conseil national de santé, qui sont claires », explique un membre de la famille. « Nous ne voulions pas qu’ils profanent le corps ».
Après concertation, la famille de Soumeylou Boubeye Maïga accepte finalement de signer le document transmis par les autorités. « Nous étions choqués mais, pour des raisons religieuses, nous voulions aussi pouvoir organiser rapidement l’enterrement. »
Après 24 heures de sordides négociations, la famille peut donc enfin accéder au corps de Soumeylou Boubeye Maïga.
Ses obsèques sont prévues jeudi après-midi dans la maison familiale du quartier du fleuve, le corps de l’ancien Premier ministre sera ensuite enterré dans le cimetière bamakois de Niarela.
« Au début, ils nous ont même dit qu’ils allaient faire une autopsie eux-mêmes, qu’ils allaient choisir le médecin » explique un membre de la famille. Mais les frères et sœurs de Soumeylou Boubeye Maiga, sa femme, ses enfants, n’ont pas confiance. Surtout, ils craignent pour l’intégrité de la dépouille. « Nous avons déjà les conclusions des médecins qui l’ont suivi et celles du Conseil national de santé, qui sont claires », explique un membre de la famille. « Nous ne voulions pas qu’ils profanent le corps ».
Après concertation, la famille de Soumeylou Boubeye Maïga accepte finalement de signer le document transmis par les autorités. « Nous étions choqués mais, pour des raisons religieuses, nous voulions aussi pouvoir organiser rapidement l’enterrement. »
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