Manuel Valls ne s'attendait pas à un tel accueil en arrivant à cette station de pompage, près d'Abidjan. De la musique, et une séance de purification. « Puisse cette eau qui jaillira des vannes de cette station vous apportez la bénédiction qui verra la réalisation de toutes vos aspirations les plus profondes. »
Alors, quand son homologue ivoirien, Daniel Kablan Duncan, l'appelle « Valls l'Africain », il jubile : « J'aime l'Afrique ! On a besoin de l'Afrique. » Et à l'issue de leur rencontre, c'est Alassane Ouattara lui-même qui poursuit les compliments : « Le Premier ministre Manuel Valls est un ami. Un ami à nous et également un ami de la Côte d'Ivoire. »
Le plein de vitamines en Afrique
« Je suis conscient du privilège qui est le mien, répond le chef du gouvernement français, non seulement d'être accueilli, pouvoir m'entretenir avec vous, qui avez fait tant pour la Côte d'Ivoire, pour sa réconciliation, pour la paix et pour son développement. Etre votre ami est évidemment un magnifique privilège. »
Après son étape ivoirienne, Manuel Valls a le moral au beau fixe : « Je repartirai demain en France avec cette force que donne l'Afrique, et dans l'Afrique, cette force que donne la Côte d'Ivoire ! »
Manuel Valls est plus fort au moment où François Hollande est au plus bas. En Afrique de l'Ouest, il a encore franchi une étape dans sa présidentialisation. Ce voyage, avec trois séquences à Lomé, Accra et Abidjan, lui a donné l'occasion de présenter sa vision de l'Afrique qu'il considère comme le « continent de l'avenir », donc de sortir des petits jeux politiciens du « bac à sable » pour s'intéresser aux grands enjeux de demain, une posture tout à fait présidentielle.
Un jeu d'équilibriste
La question est de savoir si Manuel Valls vise 2017 ou s'il pose des jalons pour 2022. La réponse dépend de la décision de François Hollande de se représenter ou pas. Et c'est en acceptant cette situation que Manuel Valls est loyal auprès du président de la République.
Et cette loyauté, Manuel Valls a estimé en Afrique qu'elle ne pouvait être remise en cause par personne.
Une fin de non-recevoir aux tentatives de recadrage de François Hollande. Le Premier ministre joue une partition difficile, entre loyauté institutionnelle et ambition personnelle, car nul doute qu'il profite de cette séquence politique pour essayer de s'imposer comme le recours incontournable à gauche. Et ce déplacement en Afrique, où il a affiché sa sérénité et sa distance, est censé l'y aider.
Alors, quand son homologue ivoirien, Daniel Kablan Duncan, l'appelle « Valls l'Africain », il jubile : « J'aime l'Afrique ! On a besoin de l'Afrique. » Et à l'issue de leur rencontre, c'est Alassane Ouattara lui-même qui poursuit les compliments : « Le Premier ministre Manuel Valls est un ami. Un ami à nous et également un ami de la Côte d'Ivoire. »
Le plein de vitamines en Afrique
« Je suis conscient du privilège qui est le mien, répond le chef du gouvernement français, non seulement d'être accueilli, pouvoir m'entretenir avec vous, qui avez fait tant pour la Côte d'Ivoire, pour sa réconciliation, pour la paix et pour son développement. Etre votre ami est évidemment un magnifique privilège. »
Après son étape ivoirienne, Manuel Valls a le moral au beau fixe : « Je repartirai demain en France avec cette force que donne l'Afrique, et dans l'Afrique, cette force que donne la Côte d'Ivoire ! »
Manuel Valls est plus fort au moment où François Hollande est au plus bas. En Afrique de l'Ouest, il a encore franchi une étape dans sa présidentialisation. Ce voyage, avec trois séquences à Lomé, Accra et Abidjan, lui a donné l'occasion de présenter sa vision de l'Afrique qu'il considère comme le « continent de l'avenir », donc de sortir des petits jeux politiciens du « bac à sable » pour s'intéresser aux grands enjeux de demain, une posture tout à fait présidentielle.
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