Nous sommes arrivés dans la ville, près de la ligne de contact 20 minutes après l'expiration de l'ultimatum. Ceux que l'on croise d'abord, ce sont les forces spéciales tchétchènes. Voitures sans plaques d'immatriculation, longues barbes et équipement sophistiqué : ce sont les soldats d'élite de Ramzan Kadyrov, rompus aux combats urbains. L'objectif du moment, dit le commandant, c'est de « terminer le travail dans la zone industrielle », comprendre s'en assurer le contrôle total, cela avant de s'attaquer, dit-il, au bastion d'Azovstal.
« Nous leur avons donné deux jours pour se rendre. Mais il n'y a aucun signe qu'ils envisagent de le faire, alors maintenant, il faut avancer, nous explique Zamid Chalaev, commandant d’un régiment de la République tchétchène. Dans certains endroits, on travaille sur des territoires proches de l'usine Azovstal. Parce qu'il n'y a pas que l'usine, mais aussi tout le parc industriel. On a arrêté de bouger sur le front qui va directement à l'usine. Nous devons d'abord contrôler toute la zone industrielle. Si nous laissons le parc industriel tel quel, alors nous recevrons constamment des attaques sur les côtés. Nous allons résoudre ce problème. Nous avons étudié leur stratégie. Ils laissent généralement entrer nos gars, puis les encerclent et font leur travail. Mais maintenant nous avons trouvé une bonne stratégie contre eux, et ils ont foiré plusieurs fois.»
Le côté gauche d'Azovstal serait déjà pris. Dans cette usine, toujours selon l'officier tchétchène, des tireurs d'élite et des mitrailleuses, ravitaillés jusqu'à il y a encore deux semaines par hélicoptère.
Hier dimanche, on pouvait s'approcher jusqu'à 300 mètres de l'usine. Derrière un barrage de fortune, une grosse rangée de voitures. Une distance suffisante pour les soldats pro-russes pour envoyer de petits drônes et avoir une image précise des lieux.
Ces troupes ont-elles un contrôle total des autres zones de Marioupol ?
C'est évidemment difficile à dire : ce que nous disent ces soldats depuis plusieurs jours, c'est qu'ils craignent les infiltrations. Au dernier checkpoint, avant la ligne de front, nous avons assisté à une fouille : un homme qui voulait amener un ami chez lui. « Ma maison a brûlé, disait-il aux soldats, je l'accueille chez moi. » D'abord il faut soulever son tee-shirt, montrer qu'on n'a pas d'armes ou de tatouage suspect. Ensuite, c'est la fouille totale du véhicule, l'inspection y compris du moteur, puis la vérification des papiers... Et au final, interdiction de se rendre à l'adresse demandée. La justification : « combats intenses dans la zone ». De fait, quelques dizaines de minutes plus tard, à quelques centaines de mètres, un tir sur un bâtiment de 5 étages, des flammes et une colonne de fumée visibles à des kilomètres...
« Nous leur avons donné deux jours pour se rendre. Mais il n'y a aucun signe qu'ils envisagent de le faire, alors maintenant, il faut avancer, nous explique Zamid Chalaev, commandant d’un régiment de la République tchétchène. Dans certains endroits, on travaille sur des territoires proches de l'usine Azovstal. Parce qu'il n'y a pas que l'usine, mais aussi tout le parc industriel. On a arrêté de bouger sur le front qui va directement à l'usine. Nous devons d'abord contrôler toute la zone industrielle. Si nous laissons le parc industriel tel quel, alors nous recevrons constamment des attaques sur les côtés. Nous allons résoudre ce problème. Nous avons étudié leur stratégie. Ils laissent généralement entrer nos gars, puis les encerclent et font leur travail. Mais maintenant nous avons trouvé une bonne stratégie contre eux, et ils ont foiré plusieurs fois.»
Le côté gauche d'Azovstal serait déjà pris. Dans cette usine, toujours selon l'officier tchétchène, des tireurs d'élite et des mitrailleuses, ravitaillés jusqu'à il y a encore deux semaines par hélicoptère.
Hier dimanche, on pouvait s'approcher jusqu'à 300 mètres de l'usine. Derrière un barrage de fortune, une grosse rangée de voitures. Une distance suffisante pour les soldats pro-russes pour envoyer de petits drônes et avoir une image précise des lieux.
Ces troupes ont-elles un contrôle total des autres zones de Marioupol ?
C'est évidemment difficile à dire : ce que nous disent ces soldats depuis plusieurs jours, c'est qu'ils craignent les infiltrations. Au dernier checkpoint, avant la ligne de front, nous avons assisté à une fouille : un homme qui voulait amener un ami chez lui. « Ma maison a brûlé, disait-il aux soldats, je l'accueille chez moi. » D'abord il faut soulever son tee-shirt, montrer qu'on n'a pas d'armes ou de tatouage suspect. Ensuite, c'est la fouille totale du véhicule, l'inspection y compris du moteur, puis la vérification des papiers... Et au final, interdiction de se rendre à l'adresse demandée. La justification : « combats intenses dans la zone ». De fait, quelques dizaines de minutes plus tard, à quelques centaines de mètres, un tir sur un bâtiment de 5 étages, des flammes et une colonne de fumée visibles à des kilomètres...
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