Rarement une vidéo d’Aqmi n’aura suscité autant de réactions au Maroc. Sur les images, des hommes, en turban noir et kalachnikov, critiquent pendant une quarantaine de minutes la monarchie marocaine, royaume de la corruption selon eux, et appelle à y commettre des attentats.
Sur YouTube, le film a finalement été supprimé pour non-respect des règles en matière de «violence ». Au Maroc, le site d’information Lakome avait choisi de publier un lien vers des extraits, accompagné d’un article explicatif. Tout comme d’autres médias internationaux l’ont fait, le journal espagnol El Pais, par exemple.
Mais les autorités marocaines justifient leur interpellation, en parlant d’une incitation directe à la violence, interdite, en effet, par la loi anti terroriste qui date de 2003.
Une chose est sûre, le directeur de publication de Lakome était depuis plusieurs semaines dans le collimateur des autorités, notamment depuis l’affaire surnommée ici le Danielgate, du nom de ce pédophile espagnol gracié par erreur par le roi et dont le journal était le premier à faire écho.
Des crispations qui ne sont sans doute pas étrangères à l’arrestation musclée du journaliste. Hier soir, il était toujours en garde à vue, et son avocate attendait encore de pouvoir le rencontrer.
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