C’est dans quartier du Point chaud que toutes les boutiques de télécom sont réunies à Nouakchott. D’habitude, lorsque le gouvernement coupe l’accès à internet, c’est pour une raison précise, comme l’explique Sidi Boubacar : « C’était à cause du bac. Ils ne voulaient pas que les enfants rentrent avec les téléphones dans les classes. Maintenant qu’il n’y a plus le bac, on n’est pas connecté et on ne sait pas pourquoi. »
À l’intérieur de la boutique d’un opérateur, un employé préférant rester anonyme se montre prudent : « Personne ne peut répondre sur cette question. Même les opérateurs ne le savent pas. » Mais pour Mohamed, en train de faire réparer son ordinateur dans une échoppe, la raison est claire : « L’idée c’est qu’ils ne veulent pas que les gens divulguent des vidéos sur ce qui se passe dans le pays sur Facebook ou WhatsApp par rapport aux élections. »
Condamnation de RSF
Arnaud Froger est responsable du bureau Afrique de Reporters sans Frontières. Il condamne cette coupure qui vise, selon lui, à empêcher la circulation des informations et qui risque de ternir le processus électoral en cours : « Couper l’internet mobile, ça touche évidemment un nombre extrêmement important de foyers, puisque les gens se partagent les données et se partagent l’internet mobile.
Donc notre première réaction, c’est d’abord de condamner cet acte de censure. Cela empêche le débat public à un moment politique. Cela pourrait être la première passation démocratique entre deux présidents. Donc c’est un moment clé, c’est un moment où les Mauritaniens et les journalistes mauritaniens ont besoin d’informations, ont besoin d’échanger, ont besoin du débat public. Et deuxièmement, c’est un acte de censure qui va jeter un discrédit sur le processus électoral en cours, puisque par acte de censure, on peut supposer qu’on a des choses à cacher. Donc c’est complètement contreproductif par rapport au processus électoral en cours et à sa crédibilité. »
Pour le moment, les autorités refusent de s’exprimer sur les raisons officielles de cette coupure ainsi que sur la date de remise en route du réseau.
À l’intérieur de la boutique d’un opérateur, un employé préférant rester anonyme se montre prudent : « Personne ne peut répondre sur cette question. Même les opérateurs ne le savent pas. » Mais pour Mohamed, en train de faire réparer son ordinateur dans une échoppe, la raison est claire : « L’idée c’est qu’ils ne veulent pas que les gens divulguent des vidéos sur ce qui se passe dans le pays sur Facebook ou WhatsApp par rapport aux élections. »
Condamnation de RSF
Arnaud Froger est responsable du bureau Afrique de Reporters sans Frontières. Il condamne cette coupure qui vise, selon lui, à empêcher la circulation des informations et qui risque de ternir le processus électoral en cours : « Couper l’internet mobile, ça touche évidemment un nombre extrêmement important de foyers, puisque les gens se partagent les données et se partagent l’internet mobile.
Donc notre première réaction, c’est d’abord de condamner cet acte de censure. Cela empêche le débat public à un moment politique. Cela pourrait être la première passation démocratique entre deux présidents. Donc c’est un moment clé, c’est un moment où les Mauritaniens et les journalistes mauritaniens ont besoin d’informations, ont besoin d’échanger, ont besoin du débat public. Et deuxièmement, c’est un acte de censure qui va jeter un discrédit sur le processus électoral en cours, puisque par acte de censure, on peut supposer qu’on a des choses à cacher. Donc c’est complètement contreproductif par rapport au processus électoral en cours et à sa crédibilité. »
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