Le paysage des transports sénégalais est en pleine mutation. Entre le Train Express Régional (TER) et le Bus Rapid Transit (BRT), le pays s'engage résolument vers une mobilité propre et de masse. Pour accompagner cette transition technique par une transformation sociale, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), l’ISEP-Thiès, l’ANPEJ, Dakar Mobilité et la SETER ont scellé un partenariat stratégique à travers le projet URBAN SKILLS.
Former 600 jeunes aux transports durables
Doté d’un budget de 1,993 million d’euros (environ 1,3 milliard de FCFA), URBAN SKILLS ne se contente pas de former, il vise l'insertion durable. Le projet cible 600 jeunes et femmes issus des 14 régions du Sénégal, avec des critères d'inclusion forts : un quota de 40 % de femmes et 15 % de personnes vivant avec un handicap. « C’est un projet essentiel parce qu’il s’agit d’adéquation formation-emploi : on forme pour insérer », a martelé Ouidad Tebbaa, Directrice régionale de l’AUF en Afrique de l’Ouest. L'engouement est déjà au rendez-vous : pour la première cohorte, plus de 3 000 candidatures ont été enregistrées.
L’ISEP-Thiès, cheville ouvrière de la formation, dispensera des programmes courts et certifiants par cohortes de 25 personnes. Selon le Professeur Mohamed Fadel Niang, Directeur général de l’ISEP, les curricula ont été spécialement adaptés aux réalités technologiques actuelles : Énergies nouvelles (maintenance des bus électriques et systèmes d'électrification), le numérique et signalisation (communication entre les équipements et gestion du trafic), et l’exploitation (conduite de trains et de bus à haut niveau de service).
L’originalité d’URBAN SKILLS réside dans l'implication directe des opérateurs. Pour Adama Niang, DRH de la SETER (opérateur du TER), il s'agit de transmettre une « rigueur professionnelle » indispensable. « Ce sont nos propres salariés, dont 99 % sont Sénégalais, qui vont transmettre leur savoir-faire aux plus jeunes », explique-t-il.
Même son de cloche chez Dakar Mobilité. Pour son Directeur général, Djibril Diallo, le projet permet de créer un « vivier de compétences » pour les futures lignes de transport collectif en site propre prévues dans le plan de mobilité urbaine de Dakar d'ici 2050.
Bien que lancé dans la capitale, le projet a une vocation nationale. L’ANPEJ, par la voix de sa directrice Sinna Amadou Gaye, a déjà entamé des campagnes de sensibilisation à Fatick, Thiès et Diourbel. L'objectif est clair : faire de la mobilité durable un levier de croissance économique et de lutte contre le chômage sur l'ensemble du territoire.
En s'attaquant simultanément aux défis des embouteillages, de la pollution et du chômage, URBAN SKILLS pose les jalons d'un Sénégal plus mobile, plus vert et plus inclusif.
Former 600 jeunes aux transports durables
Doté d’un budget de 1,993 million d’euros (environ 1,3 milliard de FCFA), URBAN SKILLS ne se contente pas de former, il vise l'insertion durable. Le projet cible 600 jeunes et femmes issus des 14 régions du Sénégal, avec des critères d'inclusion forts : un quota de 40 % de femmes et 15 % de personnes vivant avec un handicap. « C’est un projet essentiel parce qu’il s’agit d’adéquation formation-emploi : on forme pour insérer », a martelé Ouidad Tebbaa, Directrice régionale de l’AUF en Afrique de l’Ouest. L'engouement est déjà au rendez-vous : pour la première cohorte, plus de 3 000 candidatures ont été enregistrées.
L’ISEP-Thiès, cheville ouvrière de la formation, dispensera des programmes courts et certifiants par cohortes de 25 personnes. Selon le Professeur Mohamed Fadel Niang, Directeur général de l’ISEP, les curricula ont été spécialement adaptés aux réalités technologiques actuelles : Énergies nouvelles (maintenance des bus électriques et systèmes d'électrification), le numérique et signalisation (communication entre les équipements et gestion du trafic), et l’exploitation (conduite de trains et de bus à haut niveau de service).
L’originalité d’URBAN SKILLS réside dans l'implication directe des opérateurs. Pour Adama Niang, DRH de la SETER (opérateur du TER), il s'agit de transmettre une « rigueur professionnelle » indispensable. « Ce sont nos propres salariés, dont 99 % sont Sénégalais, qui vont transmettre leur savoir-faire aux plus jeunes », explique-t-il.
Même son de cloche chez Dakar Mobilité. Pour son Directeur général, Djibril Diallo, le projet permet de créer un « vivier de compétences » pour les futures lignes de transport collectif en site propre prévues dans le plan de mobilité urbaine de Dakar d'ici 2050.
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