Me Abdoulaye Tine, avocat et membre de la coalition « Diomaye Président », a exhorté les députés du Pastef (pouvoir) à surseoir à leur proposition de loi portant sur la modification du Code électoral, notamment les articles L29 et L30, qui seront examinés le mardi 28 avril, lors d’une séance plénière de l'Assemblée nationale.
« Je pense qu'il est temps que la majorité parlementaire se ressaisisse par rapport à cela, parce que tout simplement, nous avons encore une fois réussi à stabiliser un grand consensus sur plusieurs points notamment la question de l'inscription automatique sur le fichier électoral, la question du bulletin unique, la question, effectivement, de l'élection de manière générale au Sénégal », a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM, lors du bulletin de 12 heures.
L’avocat a aussi estimé qu’il serait « donc regrettable de rompre cette dynamique en isolant un point spécifique d’autant plus que l’argument de l’urgence avancé ne semble pas réellement fondé ».
Concernant le processus de consultation, Me Tine a soutenu qu’il n’est pas acceptable d’exclure la minorité, soulignant que la correction d'injustices ne doit pas se faire par des moyens arbitraires qui créeraient en retour de nouvelles injustices. « C’est une règle du jeu démocratique : même lorsqu’il s’agit de corriger une injustice, on ne peut le faire en en créant une autre. Autrement dit, il n’est pas acceptable d’exclure la minorité du processus de consultation surtout lorsqu’un consensus existait déjà», a-t-il indiqué.
Le président du Parti Politique Union Sociale Libérale (USL) a par ailleurs illustré son analyse en évoquant les précédentes réformes électorales au Sénégal et en se référant au Protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance. « Au Sénégal, depuis 1992, les réformes électorales se sont toujours construites sur la base du dialogue et du consensus entre les partis politiques et la société civile. Cette exigence est d’ailleurs renforcée par nos engagements internationaux notamment le Protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance qui impose aux États de privilégier le consensus pour toute modification du cadre électoral », a-t-il expliqué.
« Je pense qu'il est temps que la majorité parlementaire se ressaisisse par rapport à cela, parce que tout simplement, nous avons encore une fois réussi à stabiliser un grand consensus sur plusieurs points notamment la question de l'inscription automatique sur le fichier électoral, la question du bulletin unique, la question, effectivement, de l'élection de manière générale au Sénégal », a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM, lors du bulletin de 12 heures.
L’avocat a aussi estimé qu’il serait « donc regrettable de rompre cette dynamique en isolant un point spécifique d’autant plus que l’argument de l’urgence avancé ne semble pas réellement fondé ».
Concernant le processus de consultation, Me Tine a soutenu qu’il n’est pas acceptable d’exclure la minorité, soulignant que la correction d'injustices ne doit pas se faire par des moyens arbitraires qui créeraient en retour de nouvelles injustices. « C’est une règle du jeu démocratique : même lorsqu’il s’agit de corriger une injustice, on ne peut le faire en en créant une autre. Autrement dit, il n’est pas acceptable d’exclure la minorité du processus de consultation surtout lorsqu’un consensus existait déjà», a-t-il indiqué.
Le président du Parti Politique Union Sociale Libérale (USL) a par ailleurs illustré son analyse en évoquant les précédentes réformes électorales au Sénégal et en se référant au Protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance. « Au Sénégal, depuis 1992, les réformes électorales se sont toujours construites sur la base du dialogue et du consensus entre les partis politiques et la société civile. Cette exigence est d’ailleurs renforcée par nos engagements internationaux notamment le Protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance qui impose aux États de privilégier le consensus pour toute modification du cadre électoral », a-t-il expliqué.
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