Lors de son intervention à l'Assemblée nationale, le député Thierno Alassane Sall (TAS) a violemment critiqué la proposition de modification du Code électoral engagée par Pastef (pouvoir). Le leader de «La République des Valeurs» y voit une loi « taillée sur mesure » pour Ousmane Sonko et appelle, en retour, à l'abrogation de la loi d'amnistie pour éclairer les zones d'ombre de l'affaire Sweet Beauty.
Pour Thierno Alassane Sall, la réforme électorale en cours n'a d'autre but que de régler la situation d'un seul individu. Il dénonce le caractère rétroactif de la loi, y voyant une manœuvre pour contourner les récentes décisions de la Cour suprême. Selon le parlementaire, cette précipitation crée un précédent dangereux et installe une « course » inédite et confuse entre les prérogatives du Premier ministre et celles du Président de la République.
Au-delà du code électoral, TAS exige une « œuvre de rectification » plus profonde en s'attaquant à la loi d'amnistie. Invoquant l'apparition présumée de faits nouveaux et des soupçons de corruption visant à acheter le silence de certains acteurs, il demande la réouverture immédiate du dossier Sweet Beauty. Pour lui, les Sénégalais ont le droit de connaître la vérité sur le passé de celui qui aspire à les diriger.
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