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New York: les juges ordonnent à la police de ne pas faire arrêter les migrants clandestins



New York: les juges ordonnent à la police de ne pas faire arrêter les migrants clandestins
Aux Etats-Unis, New York fait partie des villes qui se sont attribuées le statut de « sanctuaire » pour les migrants. C'est-à-dire que la police locale a pour consigne de ne pas alerter les services d'immigration quand elle a affaire à une personne qui n'est pas en règle. Ils seraient 500 000 dans la métropole. Alors que l'administration Trump a durci ces derniers mois sa politique d'expulsion de clandestins, deux évènements parallèles ont rappelé, mardi 24 juillet 2018, que des juges et élus américains s'opposent aux ordres venus de Washington en la matière.

Remettant son mandat en jeu à l'automne, le gouverneur démocrate de l'Etat de New York craint de se faire déborder sur sa gauche. Alors, mardi, Andrew Cuomo a pris une décision forte qui réjouira ceux qui dénoncent la politique migratoire du président : il a accordé la grâce à sept clandestins.

Ces derniers risquaient d'être prochainement expulsés pour avoir été condamnés il y a bien longtemps - presque 20 ans pour l'un d'entre eux -, et pour des délits mineurs, le plus souvent de la possession de drogue.

Tous ont depuis été irréprochables, travaillent et ont des familles. Cuomo a ainsi pu indiquer, dans un communiqué, que New York restait « fidèle à l'idée que sa diversité était sa plus grande force ».

Libération immédiate ordonnée pour un père de famille équatorien

Autre expulsion évitée mardi, celle de Pablo Villavicencio, un clandestin équatorien marié à une Américaine et père de deux petites filles nées aux Etats-Unis. Il est en prison depuis le 1er juin.

Ce jour-là, Pablo Villavicencio était allé livrer une pizza dans une caserne militaire. Ce n'était pas la première fois, mais un garde avait prévenu les services de l'immigration et son arrestation avait suscité un émoi national.

Sans casier judiciaire et payant ses impôts, il a été qualifié de « citoyen exemplaire » par le juge, qui a dénoncé l'absurdité de la situation. Alors que son expulsion avait déjà été temporairement bloquée, sa libération immédiate a cette fois été ordonnée.

RFI

AYOBA FAYE

Mercredi 25 Juillet 2018 - 12:41



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