Avec ce statut de ministre d'Etat, Mohamed Bazoum confirme son rang d'homme de confiance du président. Son rôle consistera à « traiter de dossiers transversaux, notamment de questions sécuritaires » dans la sous-région, indique une source proche du gouvernement. Un autre militant affirme que cette nomination lui permettra surtout de préparer son parti à la prochaine élection présidentielle prévue dans un an.
« En tant que ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum était souvent en déplacement à l'étranger, explique ce militant du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, le parti au pouvoir . En le détachant du gouvernement, cela va lui permettre de préparer notre campagne, de descendre sur le terrain rencontrer nos militants et élaborer un programme électoral. »
Dans l'opposition, on observe cette nomination avec une certaine indifférence. L'Alliance pour la réconciliation, la démocratie et la République (ARDR) se bat pour que le jeu électoral soit apaisé : « La Cour constitutionnelle est totalement acquise à la cause du pouvoir en place », dénonce Ousseiny Salatou, le porte-parole de cette coalition, qui rassemble 16 partis d'opposition. Pour ce militant, la priorité, « c'est de revoir la composition de cette Cour, dont certains membres, explique-t-il, ont un rapport de parenté avec le pouvoir en place ».
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