En dépit d’un accord de cessez-le-feu annoncé par les autorités nigérianes vendredi, les violences se poursuivent dans le pays. Ce week-end, une attaque sur une route de l’Etat de Borno aurait fait huit morts et lors d’un raid sur un village, une trentaine de personnes ont été tuées.
Ce dimanche, des témoignages faisaient également état d’un assaut par de présumés islamistes dans une localité de l’Etat d’Adamawa, où une quarantaine de femmes auraient été enlevées. Des déclarations impossibles à vérifier. En raison de l’état d’urgence instauré dans la région, les liaisons téléphoniques sont difficiles et les déplacements quasi impossibles.
Informations contradictoires
Quant à l’armée et la police, elles ont cessé toute communication sur le sujet. Seuls quelques responsables des services de sécurité ont émis des doutes sur la réalité d’attaques perpétrées par Boko Haram.
Dans la même veine, Danladi Ahmadu, qui dit être le nouveau porte-parole du groupe islamiste, s’est désolidarisé de ces violences. Joint par RFI dimanche soir, il a déclaré que le groupe avait déposé les armes il y a quinze jours. « Nous ne sommes pas impliqués, a-t-il dit,ce sont des militaires et des bandits ».
Info ou intox, c’est le flou le plus total, car si l’homme est présenté par les autorités nigérianes comme leur interlocuteur au sein de Boko Haram pour ce cessez-le-feu, il est inconnu de tous. Une situation qui illustre bien les multiples ramifications du groupe et la complexité du problème après cinq années de violence.
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