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Nouveau coup d'accélérateur dans la lutte contre Ebola

La mobilisation planétaire s'intensifie autour d'Ebola. Les Etats-Unis ont relevé un deuxième cas sur leur territoire : une soignante qui s'est occupée du malade libérien décédé à Dallas. Jugeant inquiétante cette nouvelle contamination, Barack Obama a exhorté les Européens à faire plus, tandis que la France a annoncé un renforcement des contrôles dans les aéroports.



Au Texas, le 15 octobre 2014. REUTERS/Jerry Jord
Au Texas, le 15 octobre 2014. REUTERS/Jerry Jord
Comme l'affirmaient beaucoup d'Africains, notamment sur les réseaux sociaux, c'est lorsque les pays du Nord seront touchés que l'on assistera à un véritable branle-bas de combat contre Ebola. C'est désormais le cas.
Aux Etats-Unis, le président américain ne cache plus son inquiétude. Il a annulé hier ses déplacements pour convoquer en urgence le pool de lutte anti-Ebola, alors qu'un deuxième cas au Texas provoque la stupeur dans le pays. Il était urgent pour lui de montrer qu’il avait le contrôle de la situation au moment où les Américains commencent à sérieusement douter de la compétence de leurs services de santé. Devant tous ceux qui sont chargés de coordonner la réponse à l’épidémie d’Ebola, le président a promis que les Etats-Unis allaient répondre de « manière plus agressive ». Et il a demandé aux Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de mettre en place des équipes de réaction rapide capables d’intervenir immédiatement dès qu’un nouveau cas est signalé.
 
 

Barack Obama s'est entretenu par visioconférence sur Ebola avec les dirigeants français, allemand, britannique et italien. REUTERS/Kevin Lamarque
Barack Obama s'est entretenu par visioconférence sur Ebola avec les dirigeants français, allemand, britannique et italien. REUTERS/Kevin Lamarque
Jouant les médecins en chef, Obama a rappelé que les risques d’infection étaient limités. Et pour rassurer le public, il s’est cité en exemple : « J’ai serré la main, pris dans mes bras et embrassé, pas les médecins, mais des infirmières pour saluer le travail courageux qu’elles avaient accompli en s’occupant d’un patient, a-t-il expliqué. Elles ont suivi les protocoles. Elles savaient ce qu’elles faisaient et je me suis senti complètement en sécurité ».
Davantage d'efforts des Européens
Barack Obama s'est aussi entretenu en visioconférence pendant 1h15 avec les dirigeants français, allemand, britannique et italien, pour leur demander d'accentuer leurs efforts.
Les ministres européens de la Santé se retrouvent ce jeudi à Bruxelles pour coordonner la réponse à la menace Ebola. Réunion à la demande de la présidence italienne qui souhaite une harmonisation des procédures entre les Vingt-Huit, et particulièrement au sein de l'espace Shenghen où les personnes peuvent circuler librement. Pour l'instant, seul le Royaume-Uni - qui se trouve hors espace Shenghen - a décidé de contrôles à l'arrivée sur son territoire.
Côté français, le président François Hollande a annoncé la mise en place de contrôles aéroportuaires pour les vols en provenance des pays affectés. Le dispositif n'est pas détaillé dans le communiqué de l'Elysée, mais le choix fait par un certain nombre de pays occidentaux est de prendre la température des passagers des vols venant de la zone touchée. Un contrôle systématique qui entraîne des examens plus poussés pour ceux qui ont de la fièvre.
La ministre de la Santé a souligné que l'Institut de veille sanitaire était « en état de veille renforcée » face au danger, précisant que 23 lits étaient disponibles dans les 12 hôpitaux de référence pour ce virus en France, auxquels s'ajoutent 13 lits en réanimation.
Mobilisation en Amérique du Sud
Outre ces mesures de contrôle, la question des suspensions des dessertes aériennes est également évoquée. Les avions d'Air France ne desservent plus Freetown, la capitale de la Sierra Leone. La décision a été prise par la compagnie aérienne sur recommandation du gouvernement français.
Mais outre la protection de leur territoire, les dirigeants occidentaux ont souligné hier soir leur solidarité avec les pays touchés. L'Elysée a également annoncé que la France répondrait favorablement à la demande guinéenne de construction de nouveaux centres de traitement anti-Ebola dans le pays.
Le Maroc, lui, a annoncé le lancement d'un plan national pour empêcher l'entrée du virus Ebola sur son sol.
Par ailleurs, huit pays d'Amérique latine se réunissent lundi à Cuba pour préparer la riposte. L'Amérique latine n'a pas encore été touchée bien que plusieurs cas suspects aient déjà été signalés au Brésil et au Chili.

Rfi.fr

Jeudi 16 Octobre 2014 - 11:11