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Nuages sombres sur le Sénégal : les citoyens sous l’emprise des hommes politiques

La situation dans laquelle est plongée le Sénégal depuis dimanche dernier est pour le moins inconfortable pour le Sénégalais lambda qui pourtant n’en est pour rien. En effet, la tenue du scrutin présidentiel le 24 février a créé une ambiance électrique du fait des sortie des différents acteurs politiques tenant un discours irresponsable qui malheureusement, impacte sur la vie des citoyens.



Le sentiment le mieux partagé par les Sénégalais en ce matin du jeudi 28 février est l’appréhension. En effet, le rendez-vous donné par le président de la Commission nationale de recensement des votes (Cnrv) vient s'ajouter à la tension que vivent les citoyens surtout après les sorties des hommes politiques sénégalais.

Ce nœud à la gorge a commencé à se faire sentir durant la campagne électorale. Et, depuis le jour du scrutin, la tension ne cesse de s’accentuer avec notamment les déclarations de Thierno Bocoum ainsi que d’autres hommes politiques évoquant l’existence d’une tentative de «fraude massive » de la part de la majorité au pouvoir.

Ce discours  va encore durcir au soir du scrutin. Près de cinq (5) heures après l’annonce des premières tendances, deux leaders de l’opposition, qui sont susceptibles d’arriver second ou troisième, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, ont tenu une conférence de presse commune pour affirmer qu’un second tour était inévitable avec les tendances qui se dégageaient. Mais, poursuivent-ils, les résultats étaient en train d’être manipulés par le parti au pouvoir, pour permettre un passage en force de Macky Sall au premier tour. Ce qu’ils ne vont pas accepter avaient-ils prévenu.

La tension s’est encore accentuée ces deux derniers jours (mardi et mercredi) avec respectivement les jeunes de la coalition «Idy 2019» qui ont assiégé la RTS et les femmes qui ont improvisé un concert de casseroles pour réclamer un second tour.

Mais, ce nuage qui plane sur le Sénégal n’est pas le seul apanage de l’opposition. La majorité au pouvoir a aussi joué son rôle dans la radicalisation avec notamment la sortie du Premier ministre martelant que son candidat était arrivé au premier tour avec plus de 57% des suffrages.

Pour ne rien arranger à la situation, d’autres membres de son camp allaient lui emboiter le pas, relevant toujours la barre en sortant des résultats qui atteignent les 58%.

Devant cette guerre verbale, c’est le Sénégalais lambda qui est en train d’en payer les pots cassés. Déjà, la circulation des bus Dakar Dem Dikk (DDK)  est sensiblement limitée puisque des usagers s’agglutinent près d’une heure attendant le passage hypothétique d'un bus. Mais aussi, des chefs de famille ont interdit à leurs enfants de rejoindre dans leur école par peur d'un embrasement avec la radicalisation dont ont fait montre les hommes politiques de tout bord.


Jeudi 28 Février 2019 - 11:01



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