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Nucléaire: l'Iran suspend certaines dispositions de l'accord de 2015

L'annonce était attendue, c'est désormais officiel. L'Iran va suspendre certains de ses engagements sur le nucléaire. Des mesures de représailles envers les Etats-Unis, un an juste après leur retrait de l'accord et au lendemain d'une visite surprise de Mike Pompeo, secrétaire d'Etat américain en Irak.



Dans une déclaration à la télévision d'Etat, le président Rohani a annoncé qu'à partir de ce mercredi, l'Iran allait cesser d'envoyer à l'étranger le surplus de sa production d'uranium enrichi. Selon l'accord nucléaire, l'Iran ne peut maintenir sur son territoire que 300 kilos d'uranium enricihi à 3,67%.

Il en va de même pour la production d'eau lourde. L'Iran n'expédiera plus sa production à l'étranger: l'Iran ne peut en principe garder que 130 kilos de cette eau lourde.
Or les Etats-Unis viennent d'interdire aux pays tiers d'acheter la production iranienne d'uranium enrichi et d'eau lourde.
 
 
Des négociations pendant soixante jours
Le président Rohani a précisé que des négociations seront menées avec les cinq pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie et Chine) pour trouver une solution et compenser les sanctions pétrolières et bancaires des Etats-Unis, et ce pendant soixante jours. 

Il a prévenu que si aucune solution n'était trouvée au terme de ce délai, alors l'Iran ne respecterait plus la limite d'enrichissement à 3,65% et pourrait enrichir à des degrés supérieurs. Au-delà 20%, l'enrichissement d'uranium pourrait aller vers une utilisation militaire. 

Il a également annoncé que l'Iran reprendra les travaux pour complèter le réacteur d'Arak.
Des mesures plus radicales peuvent être prises
Enfin, le président Rohani a également prévenu que si les grandes puissances tentaient d'utiliser la décision de Téhéran pour envoyer le dossier iranien devant le Conseil de sécurité et imposer de nouvelles sanctions contre le pays, des décisions plus radicales seront prises.

Hier mardi, le secrétaire d'état américain Mike Pompeo s'est rendu à Bagdad, en Irak. Un déplacement qui n'avait pas été annoncé.  Il a évoqué la menace venue selon les Etats-Unis d'une « escalade » iranienne. Le gouvernement irakien, allié des deux pays, s'est engagé à « protéger de manière adéquate » les intérêts des Etats-Unis.

rfi.fr

Mercredi 8 Mai 2019 - 09:21



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