Pendant que des enfants s’amusent à se courir après entre les maisons préfabriquées, Moustafa Milad s’emporte à la vue des journalistes. « Voilà où on en est réduit, déplore-t-il. Ici, les gens en ont marre de tout ! Apporte-moi un responsable, je vais lui dire les choses comme elles sont ! »
Sa colère laisse vite place au désespoir. Le père de famille, qui a perdu sa boutique et donc son revenu, s’avoue incapable de faire face aux besoins les plus élémentaires pour sa famille.
« Le principal de l’école m’a dit qu’il n’avait que deux chaises par table, raconte-t-il. Que si je voulais inscrire mon fils je devais apporter une chaise en plastique pour qu’il s’assoie près des autres. Je lui ai dit : "Tu me demandes d’acheter une chaise en plastique alors que je ne peux même pas acheter du pain !" »
Pas d'aide du gouvernment
Dans l’unique pièce où vivent les cinq membres de la famille Chouchane, la fille aînée de 17 ans, Raouyah, fait face à une autre situation honteuse. « Bien sûr que j’aimerais partir, déclare-t-elle. Je suis obligée de dormir dans la même pièce que mon père. Cela n’était jamais arrivé jusqu’ici ».
À la mairie de Tajoura, Abdelfatah Otman, en charge des déplacés, se plaint, lui, de l’absence d’aide du gouvernement de Tripoli. « C’est de la simple mathématique, explique-t-il. Les aides reçues sont insignifiantes au regard des neuf mois de guerre et des 5 000 familles déplacées installées à Tajoura ».
Sa colère laisse vite place au désespoir. Le père de famille, qui a perdu sa boutique et donc son revenu, s’avoue incapable de faire face aux besoins les plus élémentaires pour sa famille.
« Le principal de l’école m’a dit qu’il n’avait que deux chaises par table, raconte-t-il. Que si je voulais inscrire mon fils je devais apporter une chaise en plastique pour qu’il s’assoie près des autres. Je lui ai dit : "Tu me demandes d’acheter une chaise en plastique alors que je ne peux même pas acheter du pain !" »
Pas d'aide du gouvernment
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