Il y a quelques mois, Muhammad Kirumira avait accusé ses collègues de corruption et leur avait reproché, publiquement, de travailler avec des groupes criminels. Juste après ces déclarations sur Facebook, en janvier, le policier avait été suspendu de ses fonctions.
On lui reprochait alors d'être, lui aussi, impliqué dans des actes de corruption et même de torture. Accusations balayées par l'intéressé qui y voyait uniquement un moyen de salir sa réputation.
Il avait ensuite été arrêté au cours d'une véritable opération de force. Des policiers lourdement armés avaient fait irruption chez lui L’opération a duré plusieurs heures en raison de la forte résistance de Muhammad Kirumira à son arrestation.
Depuis, le policier a donc alerté à plusieurs reprises les medias mais aussi d'autres officiers sur les menaces dont il était l'objet. Cela n'aura pas suffi. Muhammad Kirumira a été assassiné devant chez lui, samedi soir, par des hommes circulant à moto.
Ce dimanche matin, lors d’une conférence de presse, la police a salué son excellent travail. Le président ougandais, lui, ne s'est pas prononcé sur le travail de Muhammad Kirumira mais a présenté ses condoléances, après s'être rendu sur les lieux du crime, samedi soir.
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